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Article du Dimanche 18 mai 2014
11h35 - Etapes 224-240. Rome – Roulans (1158 kms) Après Rome j'ai raccompagné Catherine jusqu'au port de Civitavecchia où elle prenait un bateau pour Barcelone avant de descendre à Séville. Nous sommes d'abord monté dans des hautes montagnes pour aller trouver des jolies routes et pique-niquer au bord du Lac de Braccciano avant une fantastique descente de 15 kilomètres de long vers Civitavecchia. Puis j'ai continué en direction de Sienne, ville avec un joli centre historique, puis Florence dans la foulée. Si Bologne au mois de mars m'avait impressionné par ses beaux bâtiments et ses immenses allées couvertes, Florence, berceau de la renaissance, a des secrets plus cachés et il faut sans doute rester une semaine pour aller visiter les musées et les palais, ce que je n'ai pas fait. J'ai continué en direction de Pise, j'ai rencontré sur la route "summer", une jeune chinoise qui parcourt l'Europe à vélo pour quelques mois avant de rentrer en vélo en Chine. Une rencontre intéressante car les différences culturelles entre un français et une chinoise sont grandes, et encore beaucoup de sourires et de joie partagée de faire un bout de route ensemble pendant un après-midi et une matinée. Après Pise je suis remonté vers Gênes, passage d'un col à 615 mètres d'altitude dans les Apennins sur la voie Aurélia, mais avec un bon concert de Metallica sur la tablette et les enceintes à fond la caisse, ça passe tout seul; en mon concentrant sur les images je ne vois pas le temps passer pendant que les jambes tournent au rythme de la musique. Encore embêté par 3 chiens en liberté près du sommet de nuit, j'ai réussi par deux fois à repousser leurs offensives en hurlant plus fort qu'ils n'aboyaient. Après Gênes j'ai traversé Savone et j'ai fait une portion de 5 kilomètres sur la route empruntée à l'aller le long de la côte ligure, dans l'autre sens cette fois-ci entre la SP 29 et la SP334, avant de bifurquer dans les montagnes avec encore un passage à plus de 800 mètres d'altitude avant Turin. A la sortie d'un petit village j'avais planté ma tente pour passer la nuit mais un habitant est venu m'informer que j'étais sur un lieu de passages de gros sangliers qui peuvent être dangereux...J'ai finalement dormi chez lui : sympa! Je n'ai pas trop pris le temps de visiter Turin, un peu pressé de rentrer à Besançon pour régler quelques problèmes embêtants : ma nouvelle locataire qui n'a pas encore payé le loyer du mois de janvier (+ impayé sur le chèque de caution) et faire réparer mon nouvel appareil photo, heureusement encore sous garantie et tombé en panne sans raisons à Florence. La fin de cette portion fut très difficile en raison d'un vent de face continu pendant 4 jours, d'abord dans la vallée d'Aoste sur des long faux plats ascendants avec l'impression d'avoir de la colle sous les roues, puis le lendemain dans la vallée du Rhône vers Martigny en Suisse après un petit coup du pouce d'un bus qui m'a fait traverser le tunnel du grand Saint Bernard en m'avançant de 36 kilomètres tout en me déposant 1500 mètres plus haut (le col du grand Saint-Bernard n'ouvre que mi-juin et le tunnel est interdit aux cyclistes). Ce ne fut pas mieux le jour suivant avec le vent du nord qui s'est encore renforcé me faisant battre des records de lenteur : 9,8 km/h de moyenne entre Lausanne et Jougne (50 kms en 5 heures de pédalage). J'ai retrouvé le froid dans le Jura, alors que je roulais régulièrement torse-nu en Italie. J'ai du ici ressortir les gros vêtements d'hiver, mais je ne suis pas trop mécontent de retrouver la Franche-Comté avec des paysages très verdoyants dans lesquels ruminent les belles vaches montbéliardes près des quelques fleures printanières sous un ciel bien bleu pour mon arrivée. J'ai été hébergé par mon frère Nicolas à Pontarlier : bien sympa les petits frères, après Baptiste à l'aller c'est Nicolas qui était sur ma route du retour. Et finalement une arrivée à Roulans hier soir avec des jambes bien cramées après 23 étapes en 24 jours depuis Naples (1560 kilomètres)...Pour un repos bien mérité!
Etape 224. La Storta – Scaglia. 86 kms en 6h04 (14,1 km/h). Asc 1100m.
Etape 225. Scaglia – Valentano. 66 kms en 5h03 (13,1 km/h). Asc 700m.
Etape 226. Valentano – Gallina. 61 kms en 3h57 (15,4 km/h). Asc 600m.
Etape 227. Gallina – Sienne. 58 kms en 4h12 (13,9 km/h). Asc 500m.
Etape 228. Sienne – Florence. 74 kms en 5h04 (14,7 km/h). Asc 900m.
Etape 229. Florence – Cascina. 71 kms en 4h34 (15,5 km/h). Asc 300m.
Etape 230. Cascina – Romito Magra. 73 kms en 4h07 (17,7 km/h). Asc 100m.
Etape 231. Romito Magra – Sestri Levante. 65 kms en 4h46 (13,7 km/h). Asc 800m.
Etape 232. Sestri Levante – Bogliasco. 41 kms en 3h25 (12,0 km/h). Asc 700m.
Etape 233. Bogliasco – Carcare. 76 kms en 5h46 (13,2 km/h). Asc 900m.
Etape 234. Carcare – Roreto. 65 kms en 4h40 (14,0 km/h). Asc 800m.
Etape 235. Roreto – Turin. 55 kms en 3h15 (16,8 km/h). Asc 100m.
Etape 236. Turin – Settimo Vottone. 66 kms en 2h43 (14,0 km/h). Asc 300m.
Etape 237. Settimo Vottone – Aoste. 55 kms en 2h41 (11,7 km/h). Asc 600m.
Etape 238. Aoste – Lausanne. 108 kms en 6h38 (16,3 km/h). Asc 100m, des 1900m.
Etape 239. Lausanne – Pontarlier. 67 kms en 6h08 (11,0 km/h). Asc 1100m, desc 700m.
Etape 240. Pontarlier – Roulans. 60 kms en 3h57 (15,1 km/h). Asc 400m, desc 900m.
Article du Vendredi 9 mai 2014
00h03 - Etapes 218-223. Naples – Rome (402 kms) A Naples j'ai retrouvé Catherine et nous avons d'abord marché une journée dans la ville pour découvrir ses richesses en profitant de la lenteur et du sentiment de liberté absolu que procure la marche à pied. La vielle ville, avec ses rues étroites, ses hauts bâtiment avec du linge pendu aux fenêtres ou par dessus de la rue, est très caractéristique de cette cité que j'avais déjà traversé en 2009. Tout aussi caractéristique de la ville est la Pizza Margherita. Miam miam les papilles. La carte de la pizzeria dans laquelle nous avons déjeuné proposait 11 sortes de Margherita différentes! Nous avons opté pour la Margherita de base à 3 euros, simple, grande, préparée et cuite au feu de bois sous nos yeux, et absolument succulente, divisée en 2 pour 1 euro 50 chacun service inclus. J'habiterais Naples j'irais manger dans cette pizzeria 7 fois par semaine, 30 fois par mois, 365 jours par an. Le lendemain nous avons enfourché nos bécannes pour une courageuse montée du Vésuve à 1000 mètres d'altitude, avant de descendre comme la lave du volcan sur les ruines de Pompéi pour une deuxième visite en ce qui me concerne de cette cité antique. Toujours aussi prenant malgré un manque d'explications sur le site. Enfin retour à Naples en vélo pour finir cette belle journée, en se faufilant dans un trafic très dense à grands coups de klaxons et autres zig-zag risqués mais bien amusants : une conduite à l'italienne sur nos deux roues non motorisées. Puis le lendemain nous avons quitté Naples en direction de Rome, en empruntant des petites routes plus calmes, avec des paysages variés entre bord de mer, campagne authentique ou ancien volcan. Beaucoup de nourriture gratuite lors de cette portion de tour : après les bananes à volonté dans un magasin bio (j'en ai mangé 8 en 2 jours), ce furent le tour des oranges offertes au bord de la route par un petit producteur, sans doute en raison de leur taille ou forme non conventionnelles, mais très juteuses, faciles à éplucher et meilleures que celle du commerces. J'en ai rempli mon panier, mes sacoches et mon sac à dos. Les citrons ne furent pas en reste, cueillis au bord de la route. Leur jus fût mélangé à une préparation de menthe bouille cueillie à un mètre de ma tente lors d'un bivouac, afin d'en faire une boisson rafraîchissante pour le lendemain. Le bonheur est parfois simple comme de la bonne nourriture que l'on trouve soi-même dans son environnement et partagée en bonne compagnie. Beaucoup de complicité, de bons moments et un réel plaisir partagé de voyager 8 jours ensemble avec Catherine. Nous avons ensuite traversé Rome; ce fut l'occasion de visiter l'intérieur du Colisée, d'une église, ou de repasser par hasard devant la fontaine de Trévisse et de faire quelques photos avec ma banderole de l'Italie. Une Italie que j'aurai décidément bien parcouru cette année, comme l'Espagne ou l'Allemagne l'an dernier.
Etape 218. Naples – Naples. 73 kms en 5h06 (14,4 km/h). Asc 1300m.
Etape 219. Naples – Cascano. 65 kms en 4h30 (14,5 km/h). Asc 500m.
Etape 220. Cascano – Gaeta. 53 kms en 3h45 (14,1 km/h). Asc 300m.
Etape 221. Gaeta – Latina. 90 kms en 5h52 (15,3 km/h). Asc 300m.
Etape 222. Latina – Lido Di Ostia. 66 kms en 4h35 (14,3 km/h). Asc 100m.
Etape 223. Lido Di Ostia – Rome – La Storta. 55 kms en 4h18 (12,7 km/h). Asc 500m.
Article du Samedi 3 mai 2014
22h49 - Etapes 214-217. Bari - Naples (255 kms) Il pleut, il pleut ce soir là sur la petite route qui sillonne la campagne puglienne. Une pluie glaciale avec un vent défavorable...Sale temps depuis ce matin où j'ai quitté Bari, d'abord en direction de Rome, puis de Naples après lecture d'un mail de Catherine, cette sympathique voyageuse australienne rencontrée à Venise. Le soleil est couché, la luminosité décroit sévèrement et je ne sais pas où je vais dormir ce soir. Pas de forêt, pas de village pour demander aux gens, pas de coin tranquille dans la nature, que des terres agricoles sur lesquelles je n'oserais pas m'aventurer sans autorisation au risque d'être chassé le matin à coups de fusils par les riches propriétaires mafieux. Il y a quelques bâtisses au loin, je m'y rend mais les petites maisons sont bien barricadées, avec interphones dans lesquels je n'oserais pas me lancer en anglais, vidéosurveillance et des gros chiens qui m'indiquent que je ne suis pas le bienvenu ici. Demi-tour. Je déambule de nuit dans cette région inhospitalière toujours sous la pluie et le froid et j'arrive finalement à suivre l'itinéraire vers un "agriturismo", écurie-restaurant-chambres indiqué depuis ma petite route. Une grand-mère m'ouvre la porte. C'est la propriétaire des lieux, elle est peu gracieuse au premier abord et dure en affaires (impossible de faire baisser le prix de la piaule) mais finalement me voila au sec. Son petit-fils, un voyageur lui aussi, est venu lui rendre visite ce soir-là et finalement tous deux m'invitent à dîner. Généreuse et bien-portante, le ventre chargé d'un trop plein d'huile d'olive accumulé là depuis des années, la véritable Mama italienne est désormais assise à côté de moi. "Ma mamia!" s'exclame t-elle à chaque fois que son petit-fils traduit mes paroles. Je m'empiffre d'un délicieux gratin, de divers végétaux et autres excellentes curiosités locales dont j'ai oublié le nom ainsi que d'un succulent fromage frais couvert d'un filet d'huile d'olive maison, d'herbes et de sel. On me ressert, on discute, on rigole, on me ressert et on me ressert encore et on discute et rigole encore. Et c'est ainsi que ma soirée perdue au fond de la nuit froide et pluvieuse de la campagne puglienne se trouve transformée en soirée de bonheur partagé! Plus je voyage et plus je trouve d'avantages à ne plus rien planifier, que ce soit pour les prochaines minutes, heures, jours, semaines, mois ou même années à venir. A cause de la pluie le lendemain j'aurai finalement passé deux nuits dans cette auberge, la Mama m'apportant 3 fois par jour des délicieux repas à ne plus savoir où les mettre dans mon ventre. Enfin je quitte les lieux; il était convenu que je paye par carte bancaire étant donné que je n'avais plus d'argent liquide, mais son terminal de paiement ayant un problème au moment de régler l'addition (pas trop salée), elle m'offre finalement les deux nuits en pension complète! En me demandant juste de faire de la publicité pour son auberge partout en Europe, ce que je fais d'abord par l'intermédiaire de mon blog
http://www.tenutapedale.it/home_en.html, je ne peux que vous recommander ce bel endroit pour bien vivre. Il y aurait beaucoup de choses à raconter pour la suite de cette portion de tour vers Naples, mais je ne veux pas trop tartiner de texte mon blog de voyage pour laisser un peu la place aux images qui sont toujours aussi parlantes. Je dois tout de même relater pour finir cette rencontre à Castelnuovo Di Conza. Je n'oublierai jamais l'hospitalité de ce couple dans ce village... Après avoir été poursuivi de nuit par des chiens errants (pour le deuxième soir de suite), je m'étais réfugié apeuré dans le première village pour demander aux gens où je pourrais planter ma tente en sécurité. La première personne à qui j'ai adressé la parole m'a proposé de mettre la tente dans son jardin, ce que j'ai fait, puis une fois la tente posée on m'a invité à boire une bière...Puis la dame m'a invité à manger (des lasagnes maison pour le moins succulentes). Puis le lendemain on m'offre encore le petit déjeuner. Puis encore au moment de partir on me glisse un sandwich dans la poche pour manger sur la route...On m'avait bien dit que dans le sud de l'Italie les gens étaient très gentils, mais ici cela dépasse tout ce que l'on peut dire et entendre. Ensuite j'ai continué sur des routes très jolies et agréables, au milieu de montagnes qui culminent à plus de 2000 mètres d'altitude (aux sommets encore blancs) et toujours des gens sympa, des gamins qui me disent bonjour dans les villages (ce à quoi je répond avec mon klaxon qui les fait toujours rigoler), un relief difficile qui m'aura valu une déchirure musculaire en haut du genou gauche à la fin de la 215ème étape (il aura fallu une dizaine de jours pour m'en remettre) et finalement les 50 derniers kilomètres en train pour arriver le jour prévu à Naples.
Etape 214. Bari – Calendano. 56 kms en 4h51 (11,5 km/h). Asc 500m.
Etape 215. Calendano – Rionero In Vulture. 85 kms en 7h12 (11,8 km/h). Asc 1300m.
Etape 216. Rionero In Vulture – Castelnuovo Di Conza. 55 kms en 4h50 (11,8 km/h). Asc 800m.
Etape 217. Castelnuovo Di Conza – Battipaglia (Naples). 59 kms en 4h23 (13,5 km/h). Asc 600m.
Article du Lundi 28 avril 2014
07h15 - Etapes 200-206. Lacs de Plitvice – Dubrovnik (419 kms) J'ai fais une deuxième visite du parc national de Plitvice avant de poursuivre mon chemin en direction de Split par une route qui sillonne dans les montagnes près de la frontière serbe avec très peu de circulation, bien que ce soit la principale route nationale du pays (axe Zagreb-Split) mais la densité de population est tellement faible dans ce pays qu'il n'y a pas grand monde sur les routes. Dans les paysages des collines avec des forêts de pins bas et espacés, quelques fleures printanières, des ours que je n'ai pas vu, une petite ville tous les 50kms environ et seulement la nature sauvage entre: tout cela cela rappelle la Suède et c'est une surprise pour un pays au sud de l'Europe. Comme la météo est globalement ensoleillée la Croatie serait donc le pays parfait pour le voyage à vélo mais malheureusement ce n'est pas le cas car c'est aussi le pays où les gens doublent le plus mal : j'ai plusieurs fois frôlé la catastrophe. Je n'avais jamais vu autant de chauffards raser les cyclistes au plus près. Peut-être que dans un pays récemment dévasté par une guerre (j'ai vu des centaines de maisons détruites) on n'en est plus à une vie près! Le drapeau à carreau rouge et blanc est omniprésent, comme sur les emblèmes de la ville de Split, très agréable cité du bord de mer où j'ai pris un jour de repos et fait 3 kilos de réserve de fruits sec en tous genre sur l'immense marché labyrinthe découvert, profitant de prix très avantageux (cerneaux de noix 8 eur/kg, noisette décortiquées 9,3 eur/kg) avant d'aller faire un tour sur l'île de Hvar. Une nature étonnante avec des jolies fleures sur cette longue île et je m'endors le soir sous le chants des probables hiboux avant d'être réveillé le matin par le chants de milliers d'oiseaux autour de ma tente. Très agréable! Puis un bref passage en Bosnie et Herzégovine; un pays avec des habitants d'une grande gentillesse : dans un camping en travaux, les ouvriers m'ont proposé de m'aider à m'installer et à monter ma tente! Ce n'est pas tous les jours que l'on veut monter ma tente à ma place...Ils ont constamment cherché à m'aider. Puis retour en Croatie, la belle Croatie le long de cette côte avec une eau d'un bleu parfait, toujours des îles au large et la montagne aride et abrupte qui surplombe la côte. Cela jusqu'à Dubrovnik, forteresse côtière, belle cité de pierre où il fait bon flâner un peu avant de prendre le ferry pour Bari en Italie, faisant ainsi une croix sur la Grèce, pays où les conditions de sécurité ne sont à mon goût pas suffisantes avec un million de chiens errants et 30% de chômage, et une croix aussi sur la Bulgarie et la Roumanie pour les mêmes raisons. Italia, prépare tes pâtes, tes glaces et tes pâtisseries, je suis de retour!
Etape 207. Seliste Dreznjcko – Josan. 47,4 kms en 3h36 (13,2km/h). Asc 600m.
Etape 208. Josan – Ocestovo. 82,9 kms en 5h21 (15,5km/h). Asc 800m.
Etape 209. Ocestovo – Split. 105 kms en 6h20 (16,5 km/h). Asc 900m.
Etape 210. Split – Zastrazisce. 33 kms en 2h49 (11,8km/h). Asc 500m.
Etape 211. Zastrazisce – Zaostrog. 39 kms en 2h26 (15,8 km/h). Asc 400m.
Etape 212. Zaostrog – Neum. 56 kms en 3h35 (14,2 km/h). Asc 600m.
Etape 213. Neum – Dubrovnik. 68 kms en 4h22 (15,7 km/h). Asc 700m.
Article du Lundi 7 avril 2014
13h51 - Etapes 200-206. Venise – Lacs de Plitvice (419 kms) Après Venise j'ai roulé avec Jin. Nous avons roulé ensemble pendant 3 jours jusqu'en Croatie où elle s'arrête 3 mois pour écrire un livre sur son voyage en attendant d'avoir droit à un nouveau visa Shengen pour retourner en Europe occidentale. Beaucoup de records battus à l'occasion de ma 200ème étape : record de vitesse pour chacun d'entre nous (21km/h) car Jin voulait s'approcher le plus près possible de la frontière croate (son visa expirait) tout en terminant l'étape avant la nuit, et record de distance pour elle avec 160kms au départ de Padova. Son précédent record commençait à dater un peu : 150 kilomètres pour sortir de Mexico en décembre 2011. Nous avons ensuite roulé en Slovénie sur des petites routes tranquilles en pleine nature, un parcours très agréable avec cueillette d'asperges sauvages ici ou là. Pas de perte d'affaires lors de ces 3 jours passés ensemble. Jin, qui possède le même défaut que moi, prétendait perdre plus d'affaires que moi en voyagant. Il est vrai que sa liste est respectable, mais après 2 jours elle a fini par reconnaitre que c'est bien moi le pire! L'honneur est sauf. Visite d'une grotte slovène classée unesco mais franchement décevante comparée aux grottes françaises visitées sur mon tour de France. Nous sous sommes séparés à Opatija et j'ai continué en Croatie, un pays très peu peuplé où l'eau, qu'elle soit des rivières, des lacs ou de l'Adriatique, est très claire, ce qui donne des jolis paysages. Direction l'incontournable parc national de Plitvice, principale attraction touristique du pays. Traversée de petits villages avec à chaque fois des restes bien visibles d'une récente guerre avec des maisons détruites. Des habitants très sympa dans un pays pauvre : premier client de l'année dans un camping à Zaluznica, on m'a fait 50% de réduction, offert un vert de liqueur de prune maison et quelques succulentes crêpes. Enfin arrivée dans ce fameux parc national et cette fois pas de déception. C'est un endroit exceptionnel, Dieu a fait du très bon boulot par ici. On frôle la perfection dans l'imaginable et le paradisiaque. Un espace naturel avec des cascades en cascades, des lacs qui surplombent d'autres lacs et la végétation fait sa place là au milieu, un endroit avec un niveau de beauté tel qu'il est impossible à partager sur un blog: pour pouvoir prétendre s'en approcher il faudrait une qualité d'écriture et de photographie bien trop élévées pour moi. Rien à dire donc, il faut juste y vivre, écouter, respirer, regarder, observer, profiter du temps de vie privilégié passé dans cet espace en tentant de bloquer l'appareil photo dans sa pochette pour ne pas vouloir trop matérialiser ces instants, lui qui aimerait sortir à chaque nouveau pas franchi. Certainement le plus bel endroit dans lequel je n'ai jamais mis les pieds. Seuls bémols, le soleil qui brillait tous les jours depuis Venise s'est caché le jour de ma visite et ce n'est pas le meilleur moment de l'année pour venir ici, 10 jours plus tard et tout était vert, et l'automne et l'hiver sont également des bonnes saisons pour venir. Il faudra revenir une autre fois!
Etape 200. Mestre – San Canzian D'Isonzo. 120 kms en 5h44 (21,0km/h). Asc 100m.
Etape 201. San Canzian D'Isonzo - Sezana. 48 kms en 3h32 (13,5km/h). Asc 700m.
Etape 202. Sezana – Opatija . 74 kms en 4h27 (16,6km/h). Asc 400m.
Etape 203. Opatija - Bakar. 21 kms en 1h48 (11,7km/h). Asc 300m.
Etape 204. Bakar - Sibinj. 52 kms en 3h35 (14,3km/h). Asc 500m.
Etape 205. Sibinj – Zaluznica. 58 kms en 4h38 (12,4km/h). Asc 1000m.
Etape 206. Zaluznica – Seliste Dreznjcko. 47 kms en 3h42 (12,6km/h). Asc 700m.