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23/06/2021 : Saint Claude, France.

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Tour du monde



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Article du Jeudi 23 octobre 2014

04h38 - Etapes 325-333. New York – Washington (474 kms) 

Cette portion du tour ne fut pas la plus merveilleuse! La plupart du temps j'ai roulé le long de routes très bruyantes, à 2 fois 2 voies ou 2 fois 3 voies avec un trafic comparable à celui du périphérique parisien sur des centaines de kilomètres. Mêmes les routes qui paraissent secondaires sur les cartes routières sont l'équivalent des autoroutes françaises en plein été. Aux Etats-Unis plus qu'ailleurs, la voiture est reine, les transports en commun (bus, train) sont quasiment inexistants, alors tout cela fait beaucoup de bruit, tellement de bruit que certains cyclistes utilisent une boule en cire pour se protéger l'oreille gauche. Pas franchement génial. En Amérique, comme aucun chemin ne mène à Rome, pour arriver à destination avec le meilleur d'entre eux je suis le tracé d'un itinéraire cyclable qui relie le Canada à la Floride en passant par la côte Atlantique. L'avantage est d'avoir toujours des routes sûres avec des larges "shoulders" ("épaules de routes", bandes sur le bas-côté) et, parfois des portions dans des parcs, forêts ou le long de canaux. Je suis donc en sécurité, mais les réflexes d'un européen dans un carrefour américain restent extrêmement dangereux : en effet les feux de circulation sont toujours situés après les carrefours! Du coup, si on ne fait pas attention on avance dans le carrefour à la surprise des automobilistes qui arrivent lancés à toute allure sur les côtés. J'ai frôlé l'accident à plusieurs reprises, le plus dangereux étant à New-York où je me suis retrouvé sans rien comprendre au milieu d'un carrefour avec des taxis qui me fonçaient dessus sur 3 lignes. Je m'apprêtais à passer entre les deux de gauche en espérant que ceux de derrière m'aient vu quand soudain celui tout à gauche à pilé et m'a laisser me tirer de cette mauvaise situation. Pourquoi les américains mettent les feux de circulation après les carrefours et pas avant? Je n'en sais rien. C'est l'une des bizarreries pas franchement drôles dont ils raffolent, au même titre que compter les distances en Miles et en Pieds, les poids en Livres et en Onces, les températures en Degrés Fahrrenheit (je vous passe les détails de la conversion), ou encore utiliser une monnaie proche de l'euro sans pièces de 2, de 1, de 0,5 ou de 0,2, ni même de billets de 50 (39 euros) -jamais vu- ou de billet de 2 -inexistant-, alors on a toujours une tonne de billets de 20, 10, 5, 1 (ce qui m'a valu d'en perdre, mon porte-monnaie étant trop petit), de mêmes tailles et de même couleur (un vieux vert), et plein de pièces de quarts de dollars, dimes et penny sur lesquels la valeur est difficilement lisible...Un bazard monstrueux. Mais où sont-ils allé chercher tout cela? Certainement pas à Princeton, le vieux Albert leur aurait sans doute conseillé mieux. Un Albert Einstein dont j'ai croisé la route pour la deuxième fois sur cette promenade à vélo, et pour la deuxième fois sans l'avoir cherché. Souvenez-vous de cet article du 16 octobre 2013 dans lequel je relatais mon passage dans un petit village près de Berlin où était indiquée une maison qu'Einstein avait habité de 1929 à 1933 avant de fuir le régime nazi pour les Etats-Unis. Et bien, la suite de l'histoire est ici, à Princeton, sur le tracé de l'itinéraire cyclable atlantique, une toute petite ville avec une université renommée, mais qui montre bien peu d'égard envers le grand homme qui vécu là pendant 22 ans jusqu'à sa mort : tout juste son buste a été érigé dans un parc public en 2005 après plusieurs refus de la municipalité. Passé Princeton j'aurai traversé Philadelphie et Baltimore, des villes de plus d'un million d'habitants, au son de la douce musique des sirènes, pimponnements et klaxons des véhicules d'urgence en tout genre à longueur de journée. J'ai du mal à comprendre pourquoi je vois des camions de pompier d'incendie tous les jours alors que je ne vois jamais la fumée des incendies. Encore l'une de leurs bizarreries. Voire autant de véhicules d'urgence, c'est peut-être cela qui m'a rendu malade! Une bien mauvaise journée m'a obligé à écourter une étape pour planter ma tente dans les bois pour une affreuse nuit puis les jours suivants j'ai du supporter des méchantes douleurs persistantes à l'estomac suite à des vomissements difficiles. Avec la fatigue liée au manque de sommeil et d'alimentation pendant près de 24 heures, j'aurai pris 4 jours plus tard un bon repos de 5 jours à Washington pour me remettre de tout cela. C'est la première fois que j'ai un problème de santé depuis le départ, alors si ça ne peut être qu'une fois tous les deux ans, ça m'ira très bien! Washington est une ville idéale pour passer un peu de temps car il y a des grands et superbes musées en accès libre et gratuit, comme le musée de l'air et de l'espace, le sublime muséum d'histoire naturelle, d'autres musées toujours gratuits et bien sûr les vues sur la maison blanche et le capitole, hauts lieux de décisions d'orde mondial dans la capitale fédérale des Etats-Unis.

Etape 323. New York – New Brunswick. 71 kms en 5h55 (14,4 km/h). Asc 300m.
Etape 326. New Brunswick – Princeton. 41 kms en 3h01 (13,7 km/h). Asc 300m.
Etape 327. Princeton – Philadelphie. 72 kms en 5h05 (14,2 km/h). Asc 200m.
Etape 328. Philadelphie – Wilmington. 48 kms en 3h46 (12,8 km/h). Asc 300m.
Etape 329. Wilmington – Newark. 26 kms en 2h08 (12,0 km/h). Asc 200m.
Etape 330. Newark – Joppa. 62 kms en 4h04 (15,2 km/h). Asc 400m.
Etape 331. Joppa – Baltimore. 31 kms en 2h34 (12,2 km/h). Asc 300m.
Etape 332. Baltimore – Annapolis. 53 kms en 3h41 (14,2 km/h). Asc 200m.
Etape 333. Annapolis – Washington. 70 kms en 5h06 (13,8 km/h). Asc 500m.


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Article du Mercredi 15 octobre 2014

22h41 - Etapes 313-324. Montreal – New York (736 kms)

USA, me voila! Il n'aura fallu que deux étapes depuis Montréal pour atteindre la frontière des Etats-unis, où j'aurai été très mal accueilli par les gardes-frontières américains : deux douanières dans un petit poste qui étaient assez fortes pour donner des ordres en tout genre sur un ton militaire, mais bien mois douées pour prononcer des formules de politesse comme : "s'il vous plait" ou "merci". Pas non plus de "bonjour", de "au revoir", et encore moins de "bienvenue aux USA"; quand on les quitte on a tout juste envie de leur dire "F*** ***". Après cette mauvaise entrée en matière, me voila donc à faire mes premiers tours de roues sur le sol du premier pollueur de la planète. Je ne savais pas très bien où dormir pour cette première nuit, j'attendais une improbable réponse d'un Warmshower à Burlington, j'ai hésité à planter ma tente à plusieurs endroits car il faisait beau, mais j'avais aussi la possibilité d'aller à l'auberge de jeunesse de Burlington, assez lointaine mais c'est cette adresse que j'avais donné à la frontière dans les papiers à remplir, ne sachant quoi mettre d'autre. A la réception de l'auberge, en apprenant le prix demandé pour la nuit (35 euros) j'ai encore demandé à quel distance étaient situés les terrains de campings les plus proches, mais finalement j'ai lâché mes 44 dollars, mon nom et mon prénom. Une heure plus tard le réceptionniste est revenu vers moi pour me demander mon passeport et prendre en photo la première page! Les douanières ont contacté l'auberge pour vérifier si je dormais effectivement là ce soir, heureusement que je ne me suis pas arrêté avant! Le Vermont est mon premier état d'Amérique, il fut fidèle à sa bonne réputation et ce fut très agréable de rouler par là, le long d'une vallée qui coupe tout droit dans les Appalaches entre Montréal et New-York, avec des pistes cyclables calmes le long de la rivière ou sur des îles ou presqu'îles, et près de 30 degrés pour les premiers jours de l'automne. Les couleurs des arbres commencent à changer depuis le 1er septembre, mais comme je me dirige au sud l'automne ne parvient pas vraiment à me rattraper. Traversée de petites villes et belles rencontres tous les soirs, essentiellement par l'intermédiaire du réseau Warmshower que j'utilise bien plus aux USA que dans tous les autres pays. Il faut dire qu'il y a beaucoup de membres et que les américains sont super sympa et réellement contents de m'aider. Enfin un soir après une étape de plus de 100 kilomètres j'ai traversé le pont George Washington pour entrer dans la ville de New-York, une traversée de nuit de Central-Park et l'émerveillement de contempler ces gratte-ciels illuminés dans le quartier de Manhattan. De nuit, New-York vaut toutes les villes d'Europe réunies. De jour je suis bien sûr allé à la statue de la liberté, comment aurait-il pu en être autrement sur un voyage à vélo? En plus d'être l'un des symboles les plus puissants au monde, la statue est belle et haute de plus de 100 mètres avec son socle. Aussi vu d'autres musées et des détours dans Manhattan, à vélo ou à pied, la tête haut levée dans le ciel pour contempler ces impressionnants et magnifiques buildings, brillants et multicolores. Soirée dans un bar avec Blake et un petit groupe de musique, autre soirée avec Kevin et des françaises dans le quartier Dumbo, et pour finir, le dernier soir, une montée au 70ème étage de l'Empire State Building pour voir la ville d'en haut ce qui n'était pas mal non plus...C'était un peu dur d'entrer aux USA, mais finalement, ça en valait la peine!

Etape 313. Montreal – Richelieu – 47 kms en 3h14 (14,7 km/h). Asc 200m.
Etape 314. Richelieu – Lacolle. 48 kms en 3h19 (14,5 km/h). Asc 200m.
Etape 315. Lacolle – Burlington. 87 kms en 5h58 (14,6 km/h). Asc 700m.
Etape 316. Burlington – Vergennes. 42 kms en 3h12 (13,2 km/h). Asc 400m.
Etape 317. Vergennes – Ticonderoga. 57 kms en 4h24 (13,0 km/h). Asc 500m.
Etape 318. Ticonderoga – Whitehall. 50 kms en 3h57 (12,6 km/h). Asc 500m.
Etape 319. Whitehall – Fort Edward . 52 kms en 3h39 (14,2 km/h). Asc 300m.
Etape 320. Fort Edward – Albany. 80 kms en 4h56 (16,3 km/h). Asc 200m.
Etape 321. Albany – Germantown. 71 kms en 4h52 (14,5 km/h). Asc 600m.
Etape 322. Germantown – Poughkeepsie. 50 kms en 3h45 (13,3 km/h). Asc 300m.
Etape 323. Poughkeepsie – US01. 36 kms en 2h46 (13,1 km/h). Asc 300m.
Etape 324. US01 – New-York. 112 kms en 8h27 (13,2 km/h). Asc 1000m.


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Article du Dimanche 21 septembre 2014

16h57 - Etapes 296-312 – Fredericton – Montreal (918 kms) 

Une route tranquille et bien agréable entre Frédéricton et Montréal, avec une longue portion de 150 kilomètres de piste cyclable en site propre en pleine nature entre Edmunston et Rivière-Du-Loup, sur le tracé d'une ancienne voie de chemin de fer. Comme vers Toulon, Cham ou San-Rémo c'est sur ce type de parcours que l'on trouve les meilleures pistes cyclables car il y a beaucoup d'ouvrages dédiés : ponts, tunnels, passages taillés dans la roche, et une pente modérée. Très appréciées furent aussi les innombrables haltes avec tables de pique-nique pour faire des pauses : dans tous les villages mais aussi en pleine nature un peu partout. Du coup j'ai passé plus de temps à faire des pauses qu'à pédaler! Mais ce n'est pas grave. Heureux de pouvoir parler français au Québec, un soulagement pour moi, si mon niveau d'anglais est assez bon avec beaucoup de progrès depuis le départ, les longues discussions en anglais me fatiguent, il y a toujours des mots ou expressions que je ne connais pas, j'ai moins confiance en moi quand je parle, et c'est tout simplement moins naturel et moins agréable. Alors entre deux mois en Islande et deux mois aux Etats-Unis, c'était bienvenu! Au Québec j'aurai longé pendant 500 kilomètres le fleuve St-Laurent, grand, large, et qui apporte de la quiétude et des routes bien plates, et passé sans le savoir dans le village de naissance d'une célèbre chanteuse québécoise. La quasi-totalité du parcours au Québec s'est fait sur des pistes cyclables en site propre ou sur des larges bandes cyclables sur le côté de la route. Merci! J'ai traversé la ville de Québec, avec un peu d'animation quand je l'ai quitté, car le musée de la civilisation était en feu, c'était plus impressionnant à voir que les cascades de Montmorency, les plus grosses du Quebec, mais dégradées et transformées par l'homme (pont métallique dessus, aménagements hydroélectriques) et une eau sale. Ca ne valait pas le détour, il faut dire qu'après l'Islande je suis un peu exigeant (il n'y avait même pas d'arc-en-ciel). Les gens sont toujours aussi bien, c'est une constante sur ce voyage et plus particulièrement au Canada. A Montréal j'ai dormi chez des jeunes qui m'avaient spontanément invité après quelques paroles échangées en Islande. J'avais aussi une autre adresse d'une autre personne qui m'avait invité mais je ne peux pas aller voire tout le monde. A l'entrée de la ville un automobiliste s'est arrêté au milieu de la route pour me donner des petites bouteilles d'eau minérale, nous n'avons pas eu le temps de discuter sinon je pense que lui aussi m'aurait invité. Montréal, 4 millions d'habitants avec l'agglomération, huitième ville d'Amérique du nord, est une ville qui me plait, elle est très étendue avec une densité de population modérée et peu de pollution. Très vivante aussi. A la différence des villes européennes les rues sont toujours parallèles ou perpendiculaires ce qui témoigne de plans de constructions bien planifiés et d'une croissance rapide. En haut d'une colline qui surplombe la ville on peut lire qu'un certain Jacques Cartier, explorateur, est monté sur ici au XVIème siècle, conduit pas les indiens originels, et devant la beauté du panorama il nomma cette colline le Mont Royal ce qui donna son nom à la ville (Mont Royal->Montréal). Une ville récente avec quelques grattes-ciels dans le quartier d'affaires. Enfin un mot pour dire que j'ai passé le kilomètre 20 000 sur cette portion de tour, un kilomètre passé dans une belle descente en ligne droite, avec tout le long des joyeux coups de klaxon pour marquer cette barre symbolique. Maintenant objectif 30 000 mais je préfère tout de même compter les beaux paysages que les kilomètres sur ce tour du monde! Et ils sont tout aussi nombreux depuis le départ!

Etape 296. Fredericton – Nackawic. 61 kms en 4h49 (12,7 km/h). Asc 400m.
Etape 297. Nackawic – Woodstock. 48 kms en 3h30 (13,6 km/h). Asc 300m.
Etape 298. Woodstock – CA04. 59 kms en 3h43 (15,8 km/h). Asc 400m.
Etape 299. CA04 – CA05. 43 kms en 3h07 (13,8 km/h). Asc 300m.
Etape 300. CA05 – Edmundston. 85 kms en 6h29 (13,0 km/h). Asc 500m.
Etape 301. Edmundston – Cabano. 60 kms en 4h41 (12,8 km/h). Asc 200m.
Etape 302. Cabano – Rivière-Du-Loup. 76 kms en 6h24 (11,8 km/h). Asc 600m.
Etape 303. Rivière-Du-Loup – Kamouraska. 50 kms en 4h27 (11,3 km/h). Asc 300m.
Etape 304. Kamouraska – CA06. 36 kms en 3h14 (11,2 km/h). Asc 300m.
Etape 305. CA06 – Montmagny. 47 kms en 3h42 (12,8 km/h). Asc 200m.
Etape 306. Montmagny – Quebec. 54 kms en 3h18 (16,3 km/h). Asc 300m.
Etape 307. Quebec – Cascade Montmerency – Quebec. 27 kms en 1h34 (16,9 km/h). Asc 200m.
Etape 308. Quebec – CA07. 42 kms en 3h04 (13,5 km/h). Asc 400m.
Etape 309. CA07 – Saint-Anne de la Perade. 53 kms en 3h42 (14,5 km/h). Asc 200m.
Etape 310. Saint-Anne de la Perade - Yamachiche. 69 kms en 4h01 (17,3 km/h). Asc 100m.
Etape 311. Yamachiche – Saint-Sulpice. 73 kms en 4h21 (16,7 km/h). Asc 100m.
Etape 312. Saint-Sulpice – Montréal. 37 kms en 2h32 (14,4 km/h). Asc 100m.


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Article du Dimanche 14 septembre 2014

04h07 - Etapes 287-295 – Halifax – Fredericton (476 kms) 

Après un vol intercontinental par dessus l'Atlantique-Ouest j'ai atterri sur de nouvelles terres et été accueilli à la descente de l'avion par Dean et sa compagne qui ont m'embarqué dans leur 4*4 avec mon gros carton de vélo et conduit dans leur demeure dans laquelle ils m'ont souhaité la bienvenue au Canada en m'offrant plein de délicieuses choses à manger. La nourriture et les habitudes culinaires sont très différentes de chez nous mais ce fût excellent. Même chose le lendemain chez Jenna où j'ai continué mon adaptation à ce nouveau continent et préparé la suite des aventures. Beaucoup de différences entre l'Europe et l'Amérique : les panneaux sur la route, les prises électriques (petite frayeur avec mon ordinateur qui n'allait pas avec l'adaptateur acheté) et dans les maisons il y a plein de petits casse-tête pour apprendre à ouvrir un robinet, une fenêtre, se servir de la douche ou fermer une porte à clé. Il aura aussi fallu que je trouve la carte de l'Amérique du nord pour mon GPS, Dean m'aura bien aidé pour cela. Enfin après ces deux jours d'adaptation est venue l'heure de remonter sur la selle et de faire reprendre du service à des jambes qui sont au tournage forcé depuis maintenant un an et demi. Les paysages canadiens sont bien moins variés que leurs homologues islandais, on ne peut d'ailleurs même pas les conjuguer au pluriel : c'est forêt matin, midi et soir. Cela rappelle la Scandinavie mais à 45° de latitude la forêt est beaucoup plus variée qu'à 60° et il n'y a plus tous ces lacs. Il y a des grands animaux sauvages : ours, coyotes, lynx, élans pour ne citer qu'eux et comme oiseaux des corbeaux mais aussi des colibris que j'ai pu observer en liberté dans le jardin d'un couple qui m'a invité. Le colibri est un oiseau impressionnant à voir "voler", c'est certainement l'animal au monde qui possède le plus de facilité dans ses déplacements. A cause des ours je suis un peu hésitant à planter ma tente en pleine nature alors je demande généralement aux gens pour dormir sur leur pelouse et je suis le plus souvent très bien accueilli, on m'offre des muffins et plein d'autres choses. Les américains sont bien différents des européens. En Europe les deux questions que l'on m'a le plus posé sont celles de la solitude et de l'argent. C'était des questions quotidiennes auxquelles j'étais habitué. En deux semaines en Amérique on ne me les a toujours pas posé une seule fois, les questions que l'on me pose le plus sont "comment ça va?" (c'était d'ailleurs une formule de politesse en Nouvelle Ecosse et au Nouveau Brunswick, même les caissières des magasins me le demandaient) où je vais et si j'ai besoin de quelque chose. Ils ont le contact plus facile et viennent d'avantage à ma rencontre, du coup on se sent plus à l'aise aussi pour aller à leur rencontre. Plus chaleureux qu'en Europe, plus ouverts d'esprit, ils vivent au contact de la nature et se contentent de choses simples. Il est très facile de trouver de la bonne nourriture, comme ces oeufs acheté par deux fois directement à la ferme, ces myrtilles dont je me suis gavé pendant 10 jours (je suis passé par Oxford, capitale canadienne de la myrtille, en pleine période des récoltes), d'autres fruits et légumes acheté presque uniquement chez les producteur, de nombreuses petites pommes récoltées le long des routes (compote presque tous les jours), du très bon miel, et bien sûr, l'incontournable sirop d'érable, produit phare du Canada. J'en ai rapidement acheté une bouteille que j'ai placé dans mon panier avant. Le premier jour j'ai du en consommer 3 cuillères à soupe pendant l'étape, le deuxième jour 6 cuillères à soupe, le troisième 12, le quatrième 24 (c'est super bon!) avant d'hésiter à déplacer la bouteille dans les sacoches pour ne plus être tenté, mais j'ai finalement estimé qu'il serait dommage de mon priver de bonnes choses et j'ai fini la bouteille en la buvant au goulot et ai acheté une nouvelle bouteille le lendemain. En résumé de ce début d'Amérique, il y a de la bonne nourriture, une nature sauvage, et des gens bien, alors on peut le dire : j'aime le Canada! Enfin un peu d'histoire locale pour finir cet article, il faut savoir j'ai d'abord traversé la province de la Nouvelle Ecosse qui fut française dans les années 1600, les français vivaient en paix avec les indiens originels mais il y a eu une guerre et les anglais ont pris la place, déportant des populations et entraînant d'importantes migrations. Ceux qui ne voulaient pas partir trop loin sont allés dans la province d'à côté, l'actuel nouveau Brunswick, sur des terres bien moins intéressantes. Ils ont maintenu la culture française jusqu'à aujourd'hui et ils en sont très fiers. Au Nouveau-Brunswick 1/3 des 750 000 habitants sont francophones, descendants de colons français du XVIIème siècle. Ce sont des acadiens, qui forment l'Acadie. Leur drapeau est bleu blanc rouge avec une étoile jaune et ils exhibent fièrement leurs couleurs un peu partout devant leurs maison et sur les places publiques.

Etape 287. (Halifax) Waverlay - Shubenacadie. 43 kms en 2h30 (17,0 km/h). Asc 200m.
Etape 288. Shubenacadie - CA01. 60 kms en 4h05 (14,7 km/h). Asc 400m.
Etape 289. CA01 - Wentworth. 58 kms en 4h14 (13,7 km/h). Asc 600m.
Etape 290. Wentworth – Oxford . 26 kms en 2h01 (12,9 km/h). Asc 100m.
Etape 291. Oxford - Amherst. 37 kms en 2h42 (13,6 km/h). Asc 300m.
Etape 292. Amherst - Memramcook. 54 kms en 3h58 (13,6 km/h). Asc 500m.
Etape 293. Memramcook – CA02 . 60 kms en 5h02 (11,9 km/h). Asc 600m.
Etape 294. CA02 - CA03. 46 kms en 3h02 (15,2 km/h). Asc 200m.
Etape 295. CA03 - Fredericton. 93 kms en 5h39 (16,4 km/h). Asc 300m.


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Article du Mercredi 27 aout 2014

14h57 - Du tour d'Europe au tour du Monde

Mon tour d'Europe arrive en Amérique et se transforme en tour du monde! Petites explications. Depuis le mois de janvier cette année je savais que j'allais aller en Islande cet été mais pour la suite je n'avais aucune idée de mon parcours. Il y a vait 3 grandes pistes. La première, la plus belle, consistait à aller à Moscou en vélo ou vélo-train, prendre le train transsibérien pendant 3 jours jusqu'au lac Baikal où j'aurai retrouvé le tour du monde de Caroline Moireau (rencontré à plusieurs reprises cet hiver). Pour des raisons de délais de visa, elle doit prendre le vélo pendant trois mois pour traverser l'est de la Sibérie. Puis à Magadan sur la côte pacifique j'aurai volé jusqu'à Nouméa pour passer l'hiver au chaud dans l'été austral, dire bonjour à un cousin qui vit là-bas avant d'aller rouler en Australie, en Nouvelle Zélande et autres...Cette idée a tenu quelques mois avant que la réalité des chiffres sur mon compte en bancaire ne la range au placard. Restaient principalement deux options européennes, retourner aux îles Lofoten puis de descendre la route suédoise 45, très simple, agréable et qui me convient bien, avant de rentrer en France par la Belgique et le Luxembourg, ou plus probablement aller sillonner le Royaume-Uni pendant deux mois avant de rentrer en France. En arrivant à Reykjavik je savais aussi que l'Islande est à mi-chemin entre l'Europe et l'Amérique, et avant de me décider je tenais tout de même à jeter un oeil sur les prix des billets d'avion aller-retour pour le continent d'à côté. Résultat : Reykjavik-Londres 270 euros en août et Reykjavik-Halifax (Canada) 270 euros aussi au mois d'août. Reste le retour car je dois rentrer 3 mois en France cet hiver pour travailler. Miami-Paris 230 euros en décembre avec la compagnie low-cost Norwegian : c'est grosso-modo la somme que j'aurais déboursé pour des ferries Angleterre-Irlande et Angleterre-France. Au final l'option américaine ne me coûte donc pas plus cher que l'option britannique! Et après l'Islande je rêve d'avantage du soleil de Floride que de la pluie écossaise! Je n'ai donc pas hésité longtemps et le lendemain j'ai acheté mon billet pour Halifax, une ville de 400 000 habitants dont je n'avais jamais entendu le nom auparavant, capitale de la province canadienne de la Nouvelle-Ecosse dont je n'avais jamais entendu parler non plus....Et plus je regarde la carte de l'Amérique du Nord plus je me dis qu'il faut que j'y retourne plus longuement l'an prochain...Et voila comment mon tour d'Europe se transforme en tour du monde! Car après 2 continents pourquoi pas en faire 3, 4, ou 5? Tant qu'on y est! Un tour du monde en vélo est un vieux rêve de gosse et il faut vivre ses rêves quand on le peut. Ce blog n'est donc pas près de s'arrêter!

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