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Article du dimanche 30 avril 2017 à 22h42

Etapes 679-709. Vienne-Izmir (2323 kilometres)

[FR] (in english below)
Edit 18/05/2017 : en raison de petits bugs informatiques veuillez ne pas ecrire de commentaire sur cet article.
Desole pour l'abscence d'accents dans cet article du a un probleme d'encodage des caracteres. Apres Vienne j'ai poursuivi sur l'Eurovelo6 pour une etape de un jour entre deux capitales tres proches, Vienne et Bratislava. Une grosse frayeur avec le franchissement de la piste cyclable inondee par un bras du Danube qui la recouvrait, j'ai tente la traversee a velo n'ayant pas vraiment d'autre choix mais j'ai ete surpris au milieu par la profondeur et surtout par la force du courant. Neanmoins je suis parvenu a rester sur le velo. Bratislava, chouette avec son chateau et son petit centre pittoresque, puis en suivant le Danube je suis passe de Slovaquie en Hongrie ou j'ai ete surpris par la beaute sa capitale Budapest. Ensuite ce fut la Serbie avec des campagnes agreables mais des villes sans interet : Novi Sad aussi triste que son nom et Belgrade qui n'a rien de belle : j'aurai ete mieux inspire d'aller visiter les collines avoisinantes. Puis alors que mon parcours devait initialement m'emmener en Bulgarie j'ai decide de passer un peu par la Roumanie car cela n'allongeait pas le parcours et faisait gagner un peu de denivele. Alors que j'avais trouve le voyage sur l'eurovelo6 sans grand interet jusqu'a present (c'est un itineraire parfait pour les familles qui debutent le voyage a velo mais ennuyant pour moi) j'ai trouve avec surprise en Roumanie beaucoup plus de depaysement, d'humanite et de belles choses a vivre. En me perdant volontairement dans la premiere ville venue j'ai d'abord ete stoppe par des barrages d'enfants qui voulaient que je leur tape dans les mains en passant. C'est toujours tres cool d'echanger des sourires et quelques paroles avec les petits locaux. Puis ce fut un concert de "bonjour" des gens qui semblent tous vivre dehors, assis sur des bancs devant leur maison quand ils ne sont pas rassembles sur la place des villages, devant les commerces ou autres lieux. A mon tour j'ai lance des "bonjour" et signes de la main a tout le monde comme je ne l'avais jamais fais dans ma vie auparavant. Seule l'Indonesie soutient la comparaison pour les mains a taper et les bonjour a echanger, mais quel est donc le lien entre roumains et indonesiens, deux peuples si distants culturellement et geographiquement? Etre capable de sourire et dire bonjour aux inconnus doit donc remonter a tres loin dans l'histoire de l'humanite, et cela doit donc etre encre dans chaque habitant de la planete, malheureusement beaucoup de peuples l'on oublie. Bref tout cela m'a mis du baume au coeur et comme on pouvait s'y attendre j'ai ete invite chez l'habitant des le premier soir sans ne rien avoir a demander : le petit fils d'un couple age m'a barre la route pour me proposer l'hospitalite, et apres quelques echanges avec ses grand parents de 83 ans ce fut ok pour que je dorme chez eux dans une petite construction en bois avec un grand jardin et des animaux d'ou ils tirent quasiment toute leur nourriture. Le repas offert le soir fut naturellement succulent. J'ai du des le lendemain rejoindre la Bulgarie pour ne pas trop allonger ma route mais je serai bien reste en Roumanie quelques jours ou semaines de plus. J'ai trouve la Bulgarie assez moche avec beaucoup de vieux batiment de l'apres guerre, non renoves ni repeints et dans lesquels les gens sont entasses les uns sur les autres. J'ai eu assez peu d'interactions avec la population puis j'ai fait un court passage en Grece, l'occasion d'une bonne discussion avec un reparateur de velo fort sympathique et chaleureux, voir la mer, faire un bivouac sous surveillance militaire dans les collines, faire quelques achats et remarquer cet ecriteau a la caisse de la superette : "si le magasin ne vous donne pas de facture, vous n'etes pas oblige de payer"...Il semble que le pays ou plutot ses creanciers tente de mettre fin a de bien mauvaises pratiques. Ensuite le voyageur sans frontieres que je suis est entre dans le pays suivant, la Turquie. J'ai ete surpris par la bonne qualite des routes, la securite de la large bande d'arret d'urgence sur la droite et puis surtout par la nourriture excellente et les prix bas du a la degringolade de la monnaie locale ces dernieres annees. Je me suis gave de delicieuses patisseries et pains a gogo, des fruits de 2017 deja de sortie (fraises, cerises et mres) et de la cuisine et des plats mediterraneens avec pas mal de tomates, d'aubergines et d'huile d'olive. Et des habitants locaux trs sympa qui me saluent a longueur de journee depuis leur voiture d'un petit coup de klaxon et d'un geste de la main. Je suis tres bien accueilli et tres bien nourri dans ce pays que j'ai hate de continuer a parcourir. La suite au prochain episode!

Etape 679. Vienne - Bratislava. 77 kms.
Etape 680. Bratislava - Cicov. 74 kms.
Etape 681. Cicov - Kerekto. 88 kms.
Etape 682. Kerekto - Budapest. 67 kms.
Etape 683. Budapest - Rackeve. 58 kms.
Etape 684. Rackeve - Dunapataj. 78 kms.
Etape 685. Dunapataj - Baja. 66 kms.
Etape 686. Baja - Bezdan. 84 kms.
Etape 687. Bezdan - Backo Novo Selo. 83 kms.
Etape 688. Backo Novo Selo - Novi Sad. 76 kms.
Etape 689. Novi Sad - Belgrade. 91 kms.
Etape 690. Belgrade - Kovin. 61 kms.
Etape 691. Kovin - Ram. 53 kms.
Etape 692. Ram - Donji Milanovic. 81 kms.
Etape 693. Donji Milanovic - Negotin. 74 kms.
Etape 694. Negotin - Negoi. 98 kms.
Etape 695. Negoi - Knezha. 95 kms.
Etape 696. Knezha - Pleven. 57 kms.
Etape 697. Pleven - Troyan. 59 kms.
Etape 698. Troyan - Karlovo. 68 kms.
Etape 699. Karlovo - Sadovo. 84 kms.
Etape 700. Sadovo - Kardzhali. 89 kms.
Etape 701. Kardzhali - Komotini. 63 kms.
Etape 702. Komotini - Alexandroupoli. 71 kms.
Etape 703. Alexandroupoli - Ardani. 37 kms.
Etape 704. Ardani - Adilhan. 70 kms.
Etape 705. Adilhan - Canakkale. 87 kms.
Etape 706. Canakkale - Ayvacik. 67 kms.
Etape 707. Ayvacik - Burhaniye. 86 kms.
Etape 708. Burhaniye - Dikili. 77 kms.
Etape 709. Dikili - Izmir. 104 kms.


[EN]
After Vienna I continued on the Eurovelo6 for a one-day trip between two very close capitals, Vienna and Bratislava. A big fright with the crossing of the bike path inundated by an arm of the Danube that covered it, I tried the crossing by bike having no other choice but I was surprised in the middle by the depth and especially by the force of the current. Nevertheless I managed to stay on the bike. Bratislava, nice city with its castle and small picturesque center, then following the Danube I went from Slovakia to Hungary where I was surprised by the beauty its capital Budapest. Then it was Serbia with pleasant countryside but no interest for the citys: Novi Sad as sad as its name and Belgrade which has nothing beautiful: I would have been better inspired to visit the nearby hills. Then while my journey was originally to take me to Bulgaria I decided to spend a little time in Romania because it did not lengthen the distance. While I had found the trip on Eurovelo6 without much interest so far (this is a perfect itinerary for families who start the bike trip but annoying for me) I found with surprise in Romania much more interesting, humanity and beautiful things to live. By losing myself voluntarily in the first city I came to, I was stopped by children's barriers that wanted me to slap their hands in passing. It is always very cool to exchange smiles and a few words with the very young local people. Then it was a concert of "hello" people who all seem to live outside, sitting on benches in front of their house when they are not gathered in the village square, in front of shops or other places. In my turn I launched "hello" and hand signs to everyone as I had never done in my life before. Only Indonesia supports the comparison for hands to type and hello to exchange, but what is the connection between Romanians and Indonesians, two peoples so culturally and geographically distant? Being able to smile and say hello to the unknown stranger must therefore go back very far in the history of humanity, so it must be inked in every inhabitant of the planet, unfortunately many people have forgotten. In short all this has put a lot of joy in my heart and as we expected, I was invited to the inhabitant the first evening without having anything to ask: the grandson of an elderly couple barred the road to offer me hospitality, and after some exchanges with his grandparents 83 years old it was ok so that I sleep in their home in a small wooden construction with a large garden and animals from where they pull almost anything their food. The evening meal was naturally succulent. I had to join Bulgaria the next day not to lengthen my route but I would have stayed in Romania a few days or weeks more. I found Bulgaria quite ugly with many old post-war buildings, not renovated or repainted and in which people are piled up on top of each other. I had quite a few interactions with the people and then I made a short trip in Greece, the occasion of a good discussion with a bicycle repairer very friendly and warm, see the sea, bivouac under surveillance Military in the hills, make some purchases and then see this sign at the box of the supermarkey of the corner: "if the store does not give you the bill, you are not obliged to pay" ... It seems that the country or rather his creditor tries to put an end to bad practices. Then the traveler without borders that I am entered the following country that is Turkey. I was surprised by the good quality of the roads, the safety of the wide emergency stop on the right and then especially by the excellent food and low prices of the local currency plummet in recent years. I have gorged myself delicious pastries and breads galore, raw fruits 2017 already out (strawberries, cherries and blackberries) and cooking and Mediterranean dishes with a lot of tomatoes, eggplant and olive oil. And local people very friendly who greet me all day long from their car with a little horn and a gesture of the hand. I am very well received and very well fed in this country that I look forward to continue to travel. To be continued in the next episode!

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Article du samedi 25 mars 2017 à 16h31

Etapes 665 678. Roulans Vienne (1208 kilomtres)

[FR] (in english below)
Aprs une quatrime pause hivernale, je suis reparti le dimanche 5 mars au matin sur les roues du monde pour une cinquime anne d'itinrance conscutive de dcouverte de ma plante bicyclette. Aprs tre mont dans 11 avions l'an pass j'ai choisi pour cette anne de rester sur le plancher des vaches et c'est donc de la douce France que j'ai repris la route et plus prcisment depuis Roulans, le village de mon enfance dans le Doubs. Cap l'est, vers le pays du soleil levant, loin, trs loin de l'autre ct de l'Asie. Il va falloir beaucoup pdaler. Une traverse eurasiatique qui devrait durer environ six mois avant de vraisemblablement de mettre le cap au sud pour continuer l'exploration de l'Asie du sud-est. Je me suis rapidement rendu sur l'eurovelo 6, un itinraire cyclable qui traverse l'Europe d'ouest en est en suivant diffrents fleuves et qui passe 3 kilomtres de Roulans. Aprs une pause de quatre mois j'avais vraiment envie de faire du vlo alors j'ai roul pendant 14 jours sans interruption pour atteindre la capitale autrichienne l'issue d'une dernire tape de 173 kilomtres termine minuit sous une pluie diluvienne et froide. Mon vlo nettement allg cet hiver (gain de 5 kg sur le matriel courant) me permet de rouler avec d'avantage de confort, de libert, de vitesse mais aussi de discrtion ce qui sera un avantage dans les pays dangereux. L'exprience des annes passes m'a beaucoup aid pour ces choix matriels stratgiques, j'ai dsormais une parfaite connaissance de mes besoins et des solutions disponibles pour vivre avec peu et avec du confort. Les premiers jours furent un peu rudes en raison de la pluie froide. J'ai d'abord du demander l'hospitalit chez l'habitant en dernire minute Belfort puis Huningue, ce fut l'occasion de faire de trs belles rencontres. Puis les deux soirs suivants ce fut le retour la vie sauvage avec des bivouacs dans des forts suisses en pente et bien peu confortables sous la pluie et avec des tranges bruits d'animaux nocturnes (probablement des cerfs) plutt impressionnants, mais j'aime tout cela. J'ai ensuite travers l'Allemagne. J'y ai plutt dormi dans les nombreuses auberges de jeunesse rnoves que compte le pays. Les journes furent assez monotones sans grand chose pour faire ptiller les yeux : tout au plus quelques vieilles cathdrales noircies et des canards, oies et cygnes barbotant dans les eaux calmes du Danube dj grand lorsque je l'ai rejoint prs de Ulm. Ce long fleuve sera mon compagnon de route jusqu' la mer noire. Le truc le plus mme de faire monter l'adrnaline fut malheureusement une prise de bec avec un automobiliste en Porsche qui m'a klaxonn en me doublant, car je roulais sur la route alors qu'il y avait un chemin ct. Je lui ai naturellement envoy des gros bras d'honneur (j'tais dans mon droit, le panneau du chemin indiquait un chemin piton autoris aux cyclistes, mais pas une obligation cyclable). Une minute plus tard il a fait demi-tour et s'est arrt ma hauteur pour me dire qu'il y avait une piste cyclable...Mon visage a chang de couleur, je suis all vers lui en profanant des insultes dans un subtil mlange d'allemand-anglais-franais et je n'ai pas eu le temps de lui expliquer le panneau qu'il a pris peur et est reparti. J'ai malgr tout fait le choix de continuer sur le chemin piton qui devenait de meilleur qualit et ce choix fut judicieux car quelques minutes plus tard il est repass dans le sens initial 200 km/h (j'exagre un peu) et m'aurait peut-tre tu si j'tais rest sur la route. Cet incident montre les tensions qui existent entre les puissants intrts cyclistes et automobilistes trs dvelopps dans ce pays o tout est droit et carr. Ce sont chez des htes warmshowers que j'ai trouv du rconfort avec des bonnes bires bavaroises et des normes morceaux de charcuterie locale. Ensuite, j'ai roul quelques jours en Autriche. Ce pays m'a rappel la France avec des boulangeries garnies de bons gteaux, des habitants sympathiques qui m'ont parfois spontanment invit chez eux, quelques jolis petits villages et villes et ce dj norme Danube qui coule paisiblement entre ses diffrents barrages hydrauliques. Ma tente trempe aprs un nouveau bivouac sous la pluie dans la nature, et un fort vent dans le dos m'ont dcid ensuite d'aller Vienne d'une seule traite pour une tape de 173 kilomtres, la troisime la plus longue depuis le dbut de ce voyage autour du monde. J'ai atteint Vienne minuit et ne m'y suis pas trop attard, voulant encore pdaler et pdaler encore aprs cette pause hivernale, et surtout me rapprocher du Japon qui est encore trs loin.

Etape 665. Roulans Belfort. 101 kms.
Etape 666. Belfort - Huningue. 70 kms.
Etape 667. Huningue - Laufenbourg. 55 kms.
Etape 668. Laufenbourg - Steckborn. 100 kms.
Etape 669. Steckborn - Ravensbourg. 54 kms.
Etape 670. Ravensbourg - Ulm. 102 kms.
Etape 671. Ulm - Rettingen. 83 kms.
Etape 672. Rettingen - Ingolstadt. 69 kms.
Etape 673. Ingolstadt - Ratisbonne. 80 kms.
Etape 674. Ratisbonne - Plattling. 88 kms.
Etape 675. Plattling - Passau. 64 kms.
Etape 676. Passau - Linz. 99 kms.
Etape 677. Linz - Dornach. 70 kms.
Etape 678. Dornach - Vienne. 173 kms.


[EN]
After a fourth winter break, I left on Sunday morning, March 5th, for a fifth consecutive year of exploring my planet on a bicycle. Having taking 11 planes last year I chose for this year to stay on the floor of the cows and it is therefore from France that I took the road and more precisely from Roulans, the village of my Childhood in eastern France. Heading east, towards the land of the rising sun, far, very far at the other side of Asia, it will be necessary to pedal a lot. A Eurasian crossing that is expected to last about six months before i will probaby head south to continue exploring Southeast Asia. I quickly came to the eurovelo 6, a cycling route that crosses Europe from west to east following different rivers and tant passes 3 kilometers from my parent's village. After a four-month break I really wanted to ride a bike so I drove for 14 days without interruption to reach the Austrian capital at the end a final stage of 173 kilometers (108 miles) ended at midnight in a torrential and cold rain. My bike, lighter than last year (gain of 5 kg on the equipment) allows me to ride with more comfort, freedom, speed but also discretion which will be an advantage in dangerous countries. The experience of the past years has helped me a lot in these strategic material choices, I now have an excellent knowledge of my material needs and the solutions available to live with with light and basic things and with comfort. The first days were a bit rough because of the cold rain. First I had to ask for the hospitality of the inhabitant at the last minute in Belfort then in Huningue, it was the opportunity to do very nice meetings. Then on the two evenings following it was the return to wild life with free camping in sloping Swiss forests and very uncomfortable in the rain and with strange sounds of nocturnal animals (probably deer) rather impressive but I like That. I then crossed Germany. I rather stayed in the many renovated hostels in the country. The days were monotonous but i saw blackened cathedrals, and ducks, geese and swans dabbling in the calm waters of the already large Danube when I joined it near Ulm. This long river will be my companion to the Black Sea. The trick most likely to drive the adrenaline was unfortunately a beating with a motorist in Porsche who honked me by doubling me, as I was driving along the road while there was a path next to it. I naturally sent him big fucks (I was in my right, the road sign indicated a pedestrian path allowed to cyclists, but not a bicycle path). A minute later he turned around and stopped at me to tell me there was a bike path... My face changed color, I went to him by profaning insults in a Subtle blend of German-English-French and I did not have time to explain the sign that he caught fear and left. I chosed to continue on the pedestrian path which became better quality and this choice was judicious because a few minutes later he came back in the initial direction at 200 km/h (I exaggerate a bit) and might have killed me if I had stayed on the road. This incident shows the tensions between powerful cycling and motorist interests in this country where everything is straight and square. It was with warmshowers hosts that I found quiet and comfort with good Bavarian beers and enormous pieces of local sausages. Then I drove a few days to Austria. This country reminded me of France with bakeries packed with good cakes, friendly people who sometimes spontaneously invited me to their homes, some pretty little villages and towns and this already enormous Danube that flows peacefully between its various hydraulic dams. My tent soaked after a new bivouac in the rain in the wild, and a strong wind in the back decided to go to Vienna in one day for a stage of 173 kilometers, the third longest since the the beginning of this journey around the world. I reached Vienna at midnight and did not spent too much time, wanting to pedal and pedal again after this winter break, and especially to get closer to Japan which is still very far.

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Article du dimanche 22 janvier 2017 à 11h42

Etapes 657-664. Singapour - Kuala-Lumpur (458 kms)

[FR]
De Singapour, ville-tat prospre et place financire importante l'extrmit sud de l'Asie, Kuala Lumpur, ville en pleine expansion et en plein travaux, capitale de la Malaisie, le vlo m'a promen d'abord dans des dcors urbains de hauts building parfaitement agencs pour impressionner et attirer les visiteurs et les fonds d'argents. Puis j'ai emprunt le long pont entre Singapour et la Malaisie, sur une troite bande rserve aux deux roues sur laquelle circulent environ 30 000 travailleurs frontaliers motos chaque jour et avec qui j'ai du tantt jouer des coudes tantt serrer les fesses (et me boucher le nez) en esprant tre vu pas ces milliers de bolides lancs sur cette troite bande et tentant de ne pas tre asphyxi par les pots d'chappements, puis je suis arriv dans un nouveau pays en Malaisie, un pays avec moins d'argent, des btiments et routes moins belles qu' Singapour. Le cot de la vie est plus faible et la nourriture plus intressante. J'ai ador boire la paille l'eau des noix de coco fraiches qui sortent du frigo, les succulents dokongs, fruit jamais vu et got auparavant, d'aspect litchi avec un got plus proche des agrumes (pamplemousse), sans gros noyau, et dont j'ai fait une grande cure pendant trois semaines. Aussi les poissons taient tellement bons et tendres que je me suis demand s'ils taient vraiment cuits, quand aux fruits de mer en tous genre ils taient aussi de la fte culinaire ( l'occasion essayez cette assiette de coquillages marins accompagn d'un verre de jus de fruit de la passion fraichement press). La pauvret du pays cependant ses mauvais cts, les gouts sont rarement enterrs et sont ciel ouvert dans les rues alors parfois il faut manger ces bonnes choses ct d'un norme rat qui passe tranquillement devant la cuisine et sous les tables du restaurant deux mtres de mes pieds, dans l'indiffrence des autres clients qui mangent avec leurs mains. Je ne voyage pas que pour les belles plages australiennes, les paysages grandioses de l'ouest amricain et les volcans indonsiens, si tout dans ce monde tait beau, ce qui est beau le serait moins alors j'accepte volontiers ces dsagrments. Et puis ces gros rongeurs font aussi partie du monde et de la nature et ils sont donc les bienvenus sur mon voyage! A ce stade du rcit, vous vous demandez peut-tre : mais pourquoi tais-tu ce soir l dans ce restaurant populaire dans cette rue de Kuala Lumpur cet endroit de la Terre, cet instant prcis? Je dois donner quelques prcisions sur mon itinraire. Aprs avoir commenc mon priple deux roues en Europe (18000km) puis en Amrique du Nord (22000km) mon ide premire tait ensuite d'aller en Amrique du Sud. Cette ide a chang lorsque j'ai appris nol 2015 le mariage pour fin octobre 2016 dans son pays d'origine de ma cousine Samjhana au Npal. J'ai alors chang l'Amrique du Sud pour l'Asie, et ai ajout l'Ocanie pour viter la saison des moussons asiatique. Ayant sous estim la taille de l'Australie (aussi grosse que les tats-unis), ayant un peu train en Indonsie, puis Singapour pour des journes de travail dans la bibliothque nationale, il me manquait du temps pour me rendre Katmandou en vlo, et mme Bangkok o cela commenait tre un peu juste. Alors ne voulant pas de stress et voulant profiter pleinement des endroits traverss je me suis simplement dirig vers Kuala-Lumpur 500 kilomtres d'o il y avait vol direct et bon march vers la petite capitale npalaise. La route fut assez simple, malgr la chaleur touffante sous l'quateur. Souvent borde de grands champs de cultures de palmiers, et parfois, quelques singes firent leur apparition au bord de la route. Ces lointains cousins n'ont pas manifest un grand intrt pour mon voyage. Le faible cot de la vie m'a permis de dormir tous les soirs dans des htels climatiss avec l'inconvnient de la solitude et du peu d'interactions avec la population locale : les htels apportent du confort mais il ne faut pas que cela dure trop longtemps. Le voyage fut facilit par la prsence de nombreux panneaux de signalisation routire le long de la route, indiquant 60km/j dans des panneaux circulaires blancs bord rouge. En malais, "heure" se traduit par un mot commenant par la lettre "j". Ne pas faire plus de 60km/jour? Pas de problme! Et cela tombait bien car les villes taient distantes de 50-60km chaque fois et il faisait trs chaud donc j'avais des bonnes excuses pour faire des courtes tapes. Et c'est donc un rythme trs tranquille que je suis arriv dans la capitale malaisienne d'o j'ai pris l'avion pour Katmandou, vcu un formidable et inoubliable mariage traditionnel local, fais quelques promenades dans les montagnes, temples et autres endroits touristiques en bonne compagnie avant de rentrer en France pour passer les ftes de fin d'anne en famille et rgler des problmes d'appartement. Comme je souhaite relouer mon appartement pour repartir et qu'il y a des gros travaux faire, et qu'en plus mon papa qui vit seul avec une grave maladie a besoin de moi, je ne sais pas quand et d'o je vais repartir mais idalement d'Asie du sud-est fin fvrier. A suivre!!!

[EN]
From Singapore, a prosperous city-state and a major financial center on the southern Asia, to Kuala Lumpur, a booming and busy city, capital of Malaysia, i was first in Singapore in impressive Urban decorations of high construction perfect designed to impress and attract visitors and money. Then I cycle the long bridge between Singapore and Malaysia, on a narrow band reserved for two-wheeled vehicles borrowed by about 30 000 motorcycle frontier workers every day and with which I played elbows sometimes. Hoping to be seen not those thousands of bolids thrown on this narrow strip and trying not to be asphyxiated by the exhaust pipes, then I arrived in a new country in Malaysia, less money, less beautiful buildings and more hazardous roads. The cost of living is lower and the food more interesting. I loved drinking with a straw the water from the fresh coconuts that come out of the fridge, the succulent "Dokong", a fruit never seen and tasted before, litchi appearance with a taste closer to grapefruit, without fat Kernel, I did a great cure for three weeks. Also the fish were so good and tender that I wondered if they were really cooked, when seafood in all genres was also part of the culinary feast (occasionally try this plate of marinated shellfish, A glass of passion fruit juice freshly squeezed). The poverty of the country has his the bad sides, the sewers are rarely buried and are open to the streets while you have to eat these good things next to a rat that passes quietly in front of the kitchen and under the tables of the restaurant Two meters from my feet, in the indifference of other guests who eat with their hands. I do not travel only for the beautiful Australian beaches, the grandiose landscapes of the American West and the Indonesian volcanoes and people, if everything in this world was beautiful, which is beautiful would be less beautiful then I willingly accept these inconveniences. And then these big rodents are also part of the world and nature and they are therefore welcome on my journey. At this point in the narrative, you may be wondering: why where you in this popular restaurant on this street in Kuala Lumpur at this point on Earth at this particular moment? I have to give some details about my route. After starting my two-wheeled journey in Europe (18000km) and then in North America (22000km) my first idea was to go to South America. This idea changed at christmas 2015 when I learned the weeding in late October 2016 in her home country of my cousin Samjhana in Nepal. I then changed South America to Asia, and added Oceania to avoid the Asian rain season. Having underestimated the size of Australia (as large as the united states), having be slow in Indonesia and then in Singapore for working days in the national library, I was too short in time to go to Kathmandu by bike, and even to Bangkok. While I did not want any stress and I wanted to take full advantage of the places I crossed, I was simply headed for Kuala Lumpur 500 kilometers from where there was a direct and cheap flight to the small Nepalese capital. The road was quite simple, in spite of the stifling heat under the equator. Often lined with large palm-growing fields, and sometimes a few monkeys appeared on the roadside. These cousins ​​did not show much interest in my trip. The low cost of living allowed me to sleep every night in air-conditioned hotels with the inconvenience of loneliness and of the few interactions with the local population: the hotels bring comfort but i don't like too many nights. The journey was facilitated by the presence of numerous road signs along the road, indicating 60 km / d in the red circular white panels. In Malay, "hour" translates to a word beginning with the letter "j" in French, "d" in english. Do not make more than 60km / day? No problem! And it fell well because the cities were 50-60 km distant every time and was very hot so I had a good excuse to make short steps. And so it was at a slow rythm that I arrived in the Malaysian capital from where I flew to Katmanoudou, experienced a formidable and unforgettable local traditional wedding, do some walks in the mountains, temples and other places before returning to France to spend the end of the year in family and to solve problems of apartment i own and rent. As I wish to re-let my apartment to leave and there is a big work to do, and that besides my dad who lives alone with a serious illness needs me, I do not know when and from where I will go on But ideally from Southeast Asia at the end of February. To be continued!

198 miams   [3 commentaires ]

Article du lundi 26 septembre 2016 à 16h30

Etapes 646-656. Java (633 kilomtres) (1/2)

For the first time...In english below!

Je suis arriv sur l'le de Java le 23 aot aprs une trs courte traverse en ferry depuis Bali. Alors que Bali tait une le trs peuple, Java l'est encore d'avantage...141 millions d'habitants pour une superficie de 127 000 km! Avec autant de monde, les routes furent trs encombres et pollues, et peu propices au voyage vlo. De plus, la chaleur touffante 10 degrs au sud de l'quateur, et la quasi impossibilit de planter la tente pour faire des bivouacs (les seuls espaces non occups par l'homme sont les flancs des volcans avec de fortes pentes) et les difficults d'alimentation (quasi impossibilit de faire ma propre cuisine) n'arrangent rien. Mais dcider de voir le monde vlo, et rduire mon parcours aux rgions faciles aurait t l'assurance d'avoir des regrets au moment de parcourir les derniers kilomtres. Je veux voir le monde tel qu'il est, et pas seulement tel qu'il est aux endroits o cela m'arrange bien. Aussi, l'une des forces de la vie, et de la vie humaine, est la facult d'adaptation et il est toujours possible de trouver du positif et de prendre le meilleur de ce qu'une rgion offrir, pour vivre une nouvelle exprience de voyage et ressentir de nouvelles motions. Le meilleur Java est en haut. Au sommet des volcans, l o l'homme n'a pas pu s'installer, a laiss un peu de nature intacte, et o, 2000 mtres au dessus du bas, l'air est pur et presque frais. Monter 2300 mtres d'altitude avec un vlo charg fut pique. La monte de 22 kilomtres 9% de moyenne m'a demand des efforts trs violents et beaucoup, beaucoup de temps, surtout dans les passages 15% dans lesquels mme la marche en poussant le vlo sur des routes qui n'en taient plus s'avrait tre une galre sans nom. Les longues pauses tous les kilomtres furent l'occasion de faire baisser le rythme cardiaque et reprendre des forces pour le kilomtre suivant. Et finalement, le Bromo, volcan actif, m'est apparu, avec ses paisses fumes rappelant celles qui sortent d'une centrale nuclaire, entour d'une large caldeira (zone relativement plate et sablonneuse) dans laquelle j'ai du pousser le vlo pendant une dizaine de kilomtres le lendemain, dans des paysages uniques, au son des mobylettes qui essayaient galement tant bien que mal de se faire un chemin dans cet endroit. La descente qui s'en suivit vers Malang ne fut pas une rcompense, la jante de la roue arrire a chauff au point de me brler un doigt et j'ai du faire des pauses rgulirement pour la laisser refroidir un peu. A Malang j'ai fais des belles rencontres avec des locaux (Nina et Sisca, deux gentilles tudiantes) puis ai continu la route mais pas pour bien longtemps car aprs 15 kilomtres je me suis retrouv coinc dans un village dont la sortie tait bloque par un dfil de carnaval. J'ai vu plusieurs reprises des dfiles colors Java, car la fte nationale est clbre pendant un mois complet. J'y ai assist quelques heures, ne pouvant m'chapper du village, avant d'tre invit par un couple qui passait par l. Ils m'ont d'abord propos de prendre un peu de repos chez eux, puis de passer la nuit, puis m'ont invit au restaurant et m'ont encore offert encore un dlicieux petit djeuner le matin et de la nourriture pour la route. Quelle gentillesse et quelle dmonstration d'hospitalit! Ce fut l'occasion d'apprendre beaucoup de choses sur la vie locale et la culture musulmane (alors que Bali tait indoue, Java est musulmane et c'est donc trs diffrent au niveau de l'architecture, de la nourriture et du mode de vie). J'ai pu goter du fromage de java, des bons coquillages, des fruits que je n'avais jamais got auparavant (dont l'tonnant fruit dragon et d'autres fruits que l'Indonsie n'exporte pas), ma ptisserie prfre de java (un genre de crpe avec des tranches de banane cuites l'intrieur) et leur nourriture traditionnelle : riz poulet, riz poulet, poulet riz tous les jours du matin au soir, des "bakso" boulette de viande hallal, et d'autres plats qui mettent le feu la bouche et que je n'ai parfois pas pu finir. Il semble que le degr de raffinement de leur cuisine se mesure l'arachomtre, et c'tait beaucoup trop raffin pour moi. Le niveau de vie est trs faible, il n'y avait dans pas de douche dans cette maison et ni chez les autres habitants du village, pas de climatisation, et le WC ne possdait ni chasse d'eau (on met de l'eau dans le trou avec un genre de pelle) ni papier WC (il faut s'essuyer avec les mains et se rincer avec la rserve d'eau, mais heureusement j'ai toujours un rouleau de papier essuie tout avec moi). De plus les gens travaillent en gnral 6 journes de 7 heures par semaine, n'ont que deux semaines de vacances par an et gagnent en moyenne 270 euros par mois d'aprs mes informations. Si vous trouvez qu'en France vous travaillez trop et ne gagnez pas assez, cela pourra vous faire relativiser!


English

I arrived on the island of Java on August 23 after a short ferry ride from Bali. While Bali was a very populated island, Java is even more populated... 141 million inhabitants and an area of ​​127,000 km! With so many people, the roads were very congested and polluted, and not the best to travel by bicycle. In addition, the heat at 10 degrees south of the equator, and the near impossibility of the tent to bivouac (the only non-occupied spaces by human activities are the flanks of volcanoes with steep slopes) and feeding difficulties (almost impossible to do my own cooking) do not help. But decide to see the world by bicycle, and reduce my route to the easy parts of the world would have been assured of having regrets when rinding the last kilometers. I want to see the world as it is, not just as to where it suits me well. Also, one of the forces of life, and human life, is adaptability and it is always possible to find positive and take the best of what a region has to offer, to live a new travel experience and feel new emotions. The best at Java is up. At the top of volcanoes, where man could not install, left some untouched nature, and which, at 2000 meters above the bottom, the air is pure and almost cool. Climb to 2300 meters with a loaded bike was epic. The rise of 22 kilometers at 9% average asked very violent efforts and lots and lots of time, especially in the passages to 15% where even walking pushing the bike on roads that were no longer proved to be a galley unnamed. Long breaks every kilometer were the occasion to lower the heart rate and gather strength for the next kilometer. And finally, the Bromo, active volcano occurred to me, with its thick smoke reminiscent emerging like from a nuclear plant, surrounded by a large caldera (relatively flat, sandy area) where I had to push the bike for about ten kilometers the next day in the unique scenery, the sound of motorcycles that were also trying somehow to make a way into this place. The descent that followed to Malang was not a reward, the rear wheel was heated to the point of burning my finger and I had to make regular breaks to cool slightly. A Malang I had beautiful meetings with locals (Nina and Sisca, two students nice) and then went on the road again but not for long because after 15 km I got stuck in a village whose exit was blocked by a carnival parade. I have repeatedly seen colored scrolled to Java because the national day is celebrated for an entire month. I attended a few hours, unable to escape the village before being invited by a couple passing by. They first offered me to take a rest home, then spend the night, then invited me to the restaurant and yet still offered me a delicious breakfast in the morning and food for the road. What kind and what a demonstration of hospitality! It was an opportunity to learn a lot about local life and Muslim culture (while Bali was Hindu, Java is Muslim and it is very different for architecture, food and fashion life). I could taste java cheese, good shellfish, fruit that I had never tasted before (including the amazing dragon fruit and other fruits that Indonesia does not export), my favorite pastry java (a kind of pancake with banana slices fried inside) and their traditional food: chicken rice, chicken rice, chicken rice every day from morning to night, "bakso" meatball halal, and other dishes that give fire at the mouth and sometimes I did not finish. It seems that the sophistication of their cuisine is measured with the fire-meter, and it was much too refined for me. The standard of living is very low, there was no shower in this house nor in other villagers, no air conditioning, and the toilet had neither flush (we put water in the hole with a type of shovel) or toilet paper (it should be clean with your hands and rinse with water reserve, but fortunately I still have a roll of paper towels with me). In addition, people generally work 6 days 7 hours a week, have only two weeks of vacation per year on average earn 270 euros per month according to my information. If you find that in France you work too much and do not earn enough, it will do you in perspective!

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Article du lundi 26 septembre 2016 à 16h06

Etapes 646-656. Java (633 kilomtres) (2/2)

In english below...

Pass cette maison et ces braves gens que je ne suis pas prs d'oublier, je me suis rendu chez d'autres particuliers Madiun, un couple indonso-norvgien (quel contraste!) inscrit sur warmshowers.org malgr qu'ils ne font pas de vlo. J'y suis rest deux nuits et ai profit de la journe pour continuer mon apprentissage de la culture javanaise avec Patmo qui m'a conduit tout l'aprs-midi mobylette pour me montrer la rgion de Madiun, un endroit amnag o l'on veut faire venir des touristes, un autre endroit de la montagne d'o l'on admire les couchers de soleil, puis m'a conduit dans la maison locale des tudiants d'un village pour me faire gouter une boisson locale, un jus de palme que l'on laisse fermenter (trs bon) et me proposer des escargots que je n'ai pas essay. Des enfants qui passaient pas l n'ont pas voulu venir me dire bonjour, ils avaient trop peur car c'tait la premire fois qu'ils voyaient un tranger! Des jeunes filles ont t plus courageuses, elles aussi n'avaient jamais vu d'tranger et elle furent toutes excites et hystriques de me rencontrer et de me parler. Elle m'ont offert tout un tas de biscuits javanais traditionnels et c'est dans la joie et le bonne humeur que cette belle journe de pause Madiun s'est acheve. Les rencontres humaines ont fait tout l'intrt de ce parcours Java. J'ai trouv les indonsiens extrmement agrables, on m'a dit bonjour longueur de journe, des "Hello Mister!" auxquels je rpondais parfois d'un coup de pout-pout ce qui les faisais instantanment exploser de rire! Il sont le coeur lger et le rire facile, les relations sont simples, bases sur le respect et l'amiti, et ce ft un grand bonheur de rouler chez eux, tapant parfois la main des enfants au bord de route, et distribuant mon tour d'innombrables sourires et bonjour aux inconnus. La bonne humeur et la joie de vivre sont contagieux! L'authenticit et le merveilleux des rencontres ont atteint un sommet lors d'une crevaison sur les pentes du Bromo. A peine avais-commenc dmonter ma roue que des enfants qui jouaient proximit ont instantanment arrt leurs jeux pour aller voir ce que je faisais, avant d'aller appeler leurs amis : "venez voir les copains, il y a un cycliste qui rpare un vlo! (en indonsien). Quelques instants plus tard, j'avais une dizaine d'enfants assis sagement autour de moi, leurs paires d'yeux carquills scrutant mes moindres gestes dans une grande patience. Ces enfants taient adorables! Ma fin de parcours sur l'le fut l'occasion de gravir une nouvelle monte de 1800 mtres de dnivel, avec des passages encore trs difficiles, toujours pour aller chercher de l'air frais, viter la circulation et voir un peu de nature, puis je me suis rendu du ct de Yogyakarta pour visiter des temples du Xeme sicle avant de prendre l'avion pour Singapour, mon sjour limit de 1 mois tant insuffisant pour m'y rendre en ferry. A Java, j'ai fais beaucoup de jours de pauses cause de problmes de sant bnins rptition dus au fait de manger dans la rue n'importe quoi n'importe quand, mais peu importe, malgr la difficult, je garderai d'excellents souvenirs de ce premier passage en Indonsie, les chants longs qui sortent des hauts parleurs des mosques et qui enchantent toutes la ville, les volcans, la nature aussi un peu avec des sons tonnants et des arbres nouveaux en haut des montagnes, et tout ces gens dont les sourires m'ont mis le coeur en joie et en fte, tout cela fait oublier les difficults et m'a donn envie de revenir plus tard. Indonsiens, ce n'est qu'un au revoir, mes frres, ce n'est qu'un au revoir!



English Past this house and these good people that I will never forget, I went to see other people in Madiun. A indonso-Norwegian couple (what a contrast!) registered warmshowers.org although they do no bike. I stayed two nights and took advantage of the day-off to continue my learning of Javanese culture with Patmo who led me all afternoon moped to show me the Madiun area, another part of the mountain where you can admire the sunsets, and then took me to the local students home from a village to make me taste a local drink, juice palm that is fermented (very good) and offer me snails I have not tried. Children who passed there have not wanted to come say hello, they were too afraid because this was the first time they saw a stranger! Girls were more courageous, they also had never seen a foreigner and they were all excited and hysterical to meet me and talk to me. She offered me a lot of traditional Javanese biscuits and it is in the joy and good humor that this beautiful day break in Madiun was completed. Human encounters were the interest of this bike tour in Java. I found Indonesian extremely pleasant. Indonesian told me "Hello Mister" all day long, which I sometimes answered with a blow of Pout-Pout which was folowed instantly by explode with laughter! They are light-hearted and easy laugh, relationships are simple, based on respect and friendship, and it was a delight to ride at heir java island, sometimes typing hands of children in roadside and distributing my turn countless smiles and hello to strangers. Good humor and happyness of life are contagious! Authenticity and wonderful encounters peaked on the slopes of Bromo. I had started to disassemble my wheel and children playing nearby were instantly stopped their games to see what I was doing before going to call their friends: "Come and see guys, there's a cyclist who repairs a bike! (in Indonesian). One moment later, I had a dozen children sitting quietly around me, their eyes wide pairs scrutinizing my every move in great patience. These kids were adorable! My late courses on the island was the opportunity to climb a new rise 1800 vertical meters, with even very difficult passages, in order to get fresh air, avoid the traffic and see a bit of nature, then I went towards Yogyakarta to visit the temples of the Xth century before flying to Singapore, my limited stay of 1 month was not enough to get there by ferry. In Java, I took a lot of day breaks because of health problems repeatedly due to eating in the street anything anytime, but regardless, despite the difficulty, I will keep wonderful memories of this first passage in Indonesia, long songs coming out of the loudspeakers of mosques and that delight all the city, volcanoes, nature also with some amazing sounds and new trees high in the mountains, and all those people whose smiles have set my heart to joy and party, all completely forget the difficulties and made me want to come back later. Indonesia it is not a goodbye, my brothers, this is just a goodbye! See you later!


Etape 646. Rogojampi - Jember. 95 kilomtres
Etape 647. Jember Lumajan. 68 kilomtres
Etape 648. Lumajang Monte Bromo. 55 kilomtres
Etape 649. Monte Bromo Cemoro Lawang. 17 kms (asc.1500m env)
Etape 650. Cemoro Lawang Malang. 49 kilomtres
Etape 651. Malang Batu. 17 kilomtres
Etape 652. Batu Kediri. 83 kilomtres
Etape 653. Kediri Madiun. 81 kilomtres
Etape 654. Madiun -Sarangan. 43 kms (asc.1400m)
Etape 655. Sarangan - Suryakarta. 60 kms
Etape 656. Suryakarta - Yogyakarta. 65 kms


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