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29/07/2017 :
Douchanbé, Tajkistan


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Article du samedi 21 octobre 2017 à 13h55

Etapes 764 ‚Äď 782. Douchanb√© ‚Äď Fronti√®re Kirghizistan (1256 kilom√®tres) (2/2)

Apr√®s quelques √©tapes avec les \HELLO <_BIKE> WORLD! et Mimille nous avons long√© la zone la plus recul√©e de l'Afghanistan : une bande de 20 kilom√®tres de large entre le Tajikistan et le Pakistan, et dans laquelle me semble t-il l'arm√©e fran√ßaise √©tait en guerre il n'y a pas tr√®s longtemps. Cette route fut tr√®s jolie en raison de la pr√©sence √† 20 kilom√®tres de nous de hautes montagnes avec des sommets √† plus de 7000 m√®tres d'altitude faisant office de fronti√®re entre l'Afghanistan et le Pakistan. La rivi√®re Pamir, affluent du Wahkan, qui s√©pare le Tajikistan de l'Afghanistan, est devenue de plus en plus √©troite au fil de la mont√©e et √† la fin nous aurions pu la traverser √† pied. Enfin apr√®s 12 √©tapes (pour moi) √† remonter des cours d'eau √† fond de vall√©e le long de la fronti√®re afghane nous avons quitt√© la rivi√®re et avons franchi le col Khargush √† 4344 m√®tres d'altitude. De l'autre c√īt√© nous avons rejoint la route M41, o√Ļ route du Pamir, route au trafic automobile quasi-nul malgr√© que ce soit le principal axe routier du pays, et qui traverse des hauts plateaux et franchi divers cols √† plus de 4000 m√®tres d'altitude. C'est une route goudronn√©e, de qualit√© semblable √† une route du Haut-Doubs qui n'aurait pas √©t√© entretenue depuis 50 ans, mais pour nous ce fut un grand changement et un gain important de confort et de vitesse. Nous avons remis quelques bars de pression dans les pneus et avec un fort vent dans le dos, nous nous sommes envol√©s sur cette route. La route du Pamir est certainement la route plus fr√©quent√©e au monde par les voyageurs √† v√©lo. A l'instar de l'Eurovelo 6 en Europe, de la Carretera Austral en Am√©rique du sud ou de la c√īte Pacifique en Am√©rique du Nord, c'est une autoroute des cyclistes √† sacoches. Certains viennent quelques semaines pour leurs vacances, principalement d'Europe et de Russie mais on y croise aussi beaucoup de voyageurs au long cours car la route est le chemin le plus court entre l'Europe et l'Asie, et sa r√©putation li√©e √† ses paysages, sa difficult√© et l'absence de trafic motoris√© en fait un lieu de passage incontournable pour les voyageurs de mon esp√®ce. Les paysages furent effectivement tr√®s spectaculaires, ce fut grandiose, et les journ√©es furent de plus agr√©ment√©es par les joies de la vie en groupe. Un jour nous avons vu arriver dans le sens inverse Eric et Robin, partis de Murghab, ville qu'ils ont atteint en taxi apr√®s une casse m√©canique sur le tricyle de Robin (la petite pi√®ce complexe qui fixe le d√©railleur au cadre a √©t√© cass√©e √† la suite d'un choc, plus d'infos ici). Un ferrailleur √† Murghab a r√©ussi l'exploit de fabriquer exactement la m√™me pi√®ce avec un morceau de m√©tal, un chalumeau et une scie circulaire. C'est donc ensemble que nous avons atteint Murghab, apr√®s un bivouac √† 4200 m√®tres d'altitude sous un magnifique ciel √©toil√©. Nous avons fait un d√©tour par un chemin caillouteux pour nous rendre sur le site de la centrale √©lectrique qui alimentait jusqu'√† l'hiver dernier cette ville tr√®s isol√©e de 6000 habitants situ√©e √† 3700 m√®tres d'altitude. La ville, qui contient un a√©roport et un h√īpital, est sans √©lectricit√© depuis 6 mois. Les \HELLO <_BIKE> WORLD!, tous trois fraichement dipl√īm√©s d'ing√©nieurs en environnement, voulaient en savoir plus. Par chance, un repr√©sentant tajik d'une compagnie √©lectrique est venu sur les lieux 30 minutes apr√®s notre arriv√©e alors que nous explorions les lieux. Il nous a ouvert grand les portes et r√©pondu aux questions les plus techniques, racont√© l'histoire de la centrale, les raisons de sa fermeture et les projets √† venir (article d√©taill√© ici). Ce fut un privil√®ge de me trouver √† cet endroit √† ce moment l√† et de pouvoir explorer librement une centrale hydraulique -sans barrage, le courant de la rivi√®re raccourcie et acc√©l√©r√© √©tant suffisant- de 200kW de puissance ferm√©e tout r√©cemment. Pour s'adapter √† l'absence d'√©lectricit√© les habitants les plus riches et les h√ītels les plus luxueux de la ville se sont √©quip√©s de groupes √©lectrog√®nes √† essence mais la plupart des habitants se passent d√©sormais d'√©l√©ctricit√©. L'hiver sera long pour eux car l'ouverture d'une nouvelle centrale n'est pas pr√©vue avant une bonne ann√©e. Nous avons quitt√© Murghab avec plein d'images dans la t√™te, celle du march√© dans lequel les commer√ßants vendent leur produits dans d'anciens containers pour bateaux, celles des multiprises √©lectriques bien remplies lorsque l'auberge o√Ļ nous r√©sidions ouvrait l'√©lectricit√© de 20h √† minuit, celle de Samira, gentille g√©rante d'une guesthouse avec laquelle nous avions sympathis√©, celle du ferrailleur auquel nous sommes all√© rendre visite, celles de la centrale √† l'abandon, des √©normes g√©n√©rateurs et des chapeaux kirghizes traditionnels des habitants, des pulls tricot√©s de laine des enfants ou encore celle de l'eau de la douche chauffant au feu de bois. Pass√©e cette ville singuli√®re et tr√®s √©tonnante est venue la partie la plus difficile du Pamir avec des nouveaux cols √† 4650, 4250 et 4350 m√®tres d'altitude. C'est avec une respiration difficile que nous avons franchi tous ces cols, en raison du manque d'oxyg√®ne qui se fit sentir surtout en buvant (on f√Ľt vite essouffl√© apr√®s avoir bu une gorg√©e d'eau) et la nuit o√Ļ cela devenait plus difficile d'avoir un bon sommeil. Au sommet d'un col nous avons doubl√© Tarus, un cycliste fran√ßais en voyage ici pour quelques semaines. Il nous a accompagn√© ensuite le long du tr√®s joli lac Karakul puis dans les deux nouveaux cols qui ont suivi. Enfin apr√®s une semaine pass√©e aux alentours de 4000 m√®tres d'altitude j'ai franchi √† grande vitesse le dernier col afin d'aller retrouver de l'air et des temp√©ratures moins froides de l'autre c√īt√© √† la fronti√®re du Kirghizistan.



Etape 764. Douchamb√© ‚Äď Route A385. 118 kms.
Etape 764. Route A385 - Darai Ob. 87 kms.
Etape 765. Darai Ob - Yoged. 118 kms.
Etape 766. Yoged - Route M41. 76 kms.
Etape 767. Route M41 - Vaznavd. 87 kms.
Etape 768. Vaznavd - Pashor. 94 kms.
Etape 769. Pashor - Khorog. 12 kms.
Etape 770. Khorog - Khaskhorug. 37 kms.
Etape 771. Khaskhorug - Ishkashim. 70 kms.
Etape 772. Ishkashim - Shitkharv. 55 kms.
Etape 773. Shitkharv - Zong. 53 kms.
Etape 774. Zong - Ratm. 11 kms.
Etape 775. Ratm - Route M41. 37 kms.
Etape 776. Route M41 - Route M41 . 59 kms.
Etape 777. Route M41 - Route M41. 112 kms.
Etape 778. Route M41 - Murghab. 20 kms.
Etape 779. Murghab - Route M41. 42 kms.
Etape 780. Route M41 - Route M41. 46 kms.
Etape 781. Route M41 - Karakul. 47 kms.
Etape 782. Karakul - Route M41. 75 kms.


[EN]
After a few steps with the swiss guys \ HELLO <_BIKE> WORLD! and the frenchman Mimille we reached the most remote area of ‚Äč‚ÄčAfghanistan: a strip of 20 kilometers wide between Tajikistan and Pakistan, and in which it seems to me the French army was at war there is no long time. This road was very pretty because of the presence to 20 kilometers of us of high mountains with summits at more than 7000 meters of altitude acting as border between Afghanistan and Pakistan. The Pamir River, a tributary of the Wahkan, which separates Tajikistan from Afghanistan, became increasingly narrow as the climb progressed and at the end we could have crossed it on foot. Finally after 12 days (for me) to go up the river bottom valley along the Afghan border we left the river and crossed the Khargush Pass at 4344 meters above sea level. On the other side we have joined the M41 road, or Pamir Highway, the main road of the country but with almost zero traffic, and which crosses the highlands and passes various passes at more than 4000 meters above sea level. It is an asphalt road, bad quality but for us it was a big change and an important gain of comfort and speed after the previous roads. We put a few pressure bars in the tires and with a good wind in the back, we flew on this road. The Pamir Highway is probably the busiest road in the world by bicycle travelers. Like the Eurovelo 6 in Europe, the Carretera Austral in South America, or the Pacific coast in North America, it is a bagged cyclist's highway. Some come just a few weeks for their holidays, mainly from Europe and Russia, but there are also many long-distance travelers because the road is the shortest route between Europe and Asia, and its reputation for its landscapes, its difficulty and the absence of motorized traffic makes it a place of passage for all travelers of my species. The landscapes were indeed very spectacular, it was grandiose, and the days were embellished by the joys of group life. One day we saw arrive in the opposite direction Eric and Robin, left Murghab, city they reached by taxi after a mechanical breakage on Robin's trike (the small complex part that fixes the derailleur to the frame was broken in after a shock, more info here, in french). A metalworker in Murghab has achieved the feat of making exactly the same piece with a piece of metal, a blowtorch and a circular saw. It is thus together that we reached Murghab, after a bivouac at 4200 meters of altitude under a magnificent starry sky. We made a detour via a stony path to go to the site of the power station that fed until last winter this very isolated town of 6000 inhabitants located at 3700 meters above sea level. The city, which contains an airport and a hospital, has been without electricity for 6 months. The \ HELLO <_BIKE> WORLD !, all three newly graduated environmental engineers, wanted to know more. Luckily, a tajik representative from an electric company came to the scene 30 minutes after we arrived while we were exploring the premises. He opened the doors to us and answered the most technical questions, told the story of the plant, the reasons for its closure and the projects to come (article detailed here, in french ). It was a privilege to be there at that time and to be able to freely explore a hydroelectric power station - without a dam, the current of the river being shortened and accelerated enough - 1.2 MW closed recently. In order to adapt to the lack of electricity, the richest inhabitants and the most luxurious hotels of the city have been equipped with gasoline generators but most of the inhabitants are now without electricity. Winter will be long for them because the opening of a new plant is not planned before a good year. We left Murghab with a lot of images in the head, that of the market in which the traders sell their products in old containers for boats, those of the rush to electric power strips when the hostel where we lived opened the electricity from 8pm to midnight, that of Samira, nice manager of a guesthouse with which we had sympathized, that of the scrap dealer to whom we went to visit, those of the abandoned power plant, huge rotors 600MW of power and hat traditional Kyrgyz residents, knitted sweaters of children's wool or the water of the heated shower over a wood fire. Past this singular and very amazing city came the most difficult part of the Pamir with new passes at 4650, 4250 and 4350 meters above sea level. It was with a difficult breath that we crossed all these passes, because of the lack of oxygen that was felt especially by drinking (we are quickly out of breath after drinking a sip of water) and the night it became more difficult to have a good sleep. At the top of a pass we doubled Tarus, a French cyclist traveling here for a few weeks. He then accompanied us along beautiful Lake Karakul and in the two new passes that followed. Finally after a week spent at 4000 meters altitude I crossed the last pass at high speed to find air and colder temperatures on the other side to the Kyrgyz border.

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Article du mardi 17 octobre 2017 à 19h15

Etapes 764 ‚Äď 782. Douchamb√© ‚Äď Fronti√®re Kirghizistan (1256 kilom√®tres) (1/2)

Apr√®s un vol de 600 kilom√®tres au dessus du Turkm√©nistan et quelques jours d'adaptation √† Douchanb√©, capitale du Tajikistan, j'ai continu√© le voyage en compagnie de Charlie, Max, Amund et Chris, quatre voyageurs √† v√©lo originaires d'Angleterre, de Norv√®ge et d'Allemagne et rencontr√©s dans une auberge. Nous avons d'abord r√©alis√© une difficile √©tape de montagne de 120 kilom√®tres avec d'importants d√©nivel√©s sous une temp√©rature qui a atteint 39 degr√©s √† l'ombre, d'apr√®s les donn√©es m√©t√©o horaires de mon appli t√©l√©phone 1weather. Le rythme fut nettement plus √©lev√© que mon rythme habituel, qui est de 80 kilom√®tres par jour en moyenne depuis le d√©but de l'ann√©e. Malgr√© tout je me suis accroch√© pour rester avec eux car cela faisait de la compagnie et car je voulais √©viter de camper seul le long de la fronti√®re afghane o√Ļ nous nous dirigions. Mes premi√®res impressions sur le Tajikistan furent tr√®s positives. Les femmes toutes v√™tues de jolies robes, les enfants cherchant le contact, tr√®s souriants, rigoleurs et tendant leur main pour qu'on tape dedans √† notre passage, et la nourriture d'excellente qualit√© on fa√ßonn√© un d√©but parfait dans ce nouveau pays. Les produits √©taient frais, savoureux, locaux et semblaient √™tre tous bio, cultiv√©s dans les villages o√Ļ nous passions. Lors de cette premi√®re √©tape j'ai beaucoup appr√©ci√© une soupe de mouton √† l'os avec d'excellents l√©gumes et herbes. Apr√®s 3 √©tapes nous avons atteint la rivi√®re Panj qui fait la fronti√®re avec l'Afghanistan, puis nous avons suivi la fronti√®re en remontant le cours de la rivi√®re. Nous avons dormi tous les soirs √† quelques m√®tres du pays des talibans le plus souvent en camping sauvage, sans trop de probl√®mes, l'arm√©e tajik veillant sur notre s√©curit√© : un soir alors que nous avions pos√© nos tentes juste en face d'un village afghan sans v√©ritable autre solution nous avons re√ßu la visite d'une patrouille de militaires tajiks lourdement arm√©s qui apr√®s avoir v√©rifi√© nos passeports sont rest√© plant√©s pr√®s de nous pendant une bonne heure, probablement pour montrer √† l'autre rive qu'ils veillaient sur nous. Enfin apr√®s six belles et longues journ√©es de v√©lo nous avons atteint la ville de Khorog o√Ļ j'ai pris deux jours de repos et rencontr√© Eric, de son surnom Mimille, un v√©lovadrouilleur fran√ßais parti de Chamb√©ry en v√©lo au d√©but du printemps, laissant sa femme et ses enfants d√©sormais grands pour aller vivre son r√™ve de voir le monde √† v√©lo sur 14 mois, sponsoris√© par le bar des deux savoies de Chamb√©ry, accompagn√© d'un ami pendant les premiers mois du parcours et d√©sormais √† la recherche de nouveaux compagnons. Notre rencontre tombait bien pour continuer ensemble et il s'av√©rera √™tre le voyageur √† v√©lo le plus sympathique que j'ai rencontr√© ces quatre derni√®res ann√©es. Dans la m√™me auberge j'ai aussi rencontr√© Robin, Firmin, et Arlen, trois jeunes suisses r√©alisant un voyage en v√©lo/v√©los couch√©s de Lausanne vers l'Asie du sud-est, sur un an, entre la fin de leurs √©tudes et le d√©but de leur vie professionnelle. J'ai quitt√© Khorog avec tout ce petit monde francophone, avec un objectif kilom√©trique fix√© √† 50 kilom√®tres par jour ce qui est cette fois tr√®s inf√©rieur √† mon rythme de 80 kilom√®tres par jour depuis le d√©but de l'ann√©e, et tr√®s lent pour moi, mais je suis tout de m√™me rest√© avec eux car cela faisait de la compagnie et ils √©taient bien mieux √©quip√©s que moi pour affronter les dangers des hautes montagnes et des zones recul√©es du massif du Pamir avec des trousses de s√©curit√©, m√©canique, des r√©chauds et filtres √† eau plus adapt√©s que moi pour ce genre d'exp√©dition. Nous avons quitt√© la route principale M41 pour continuer le long de la fronti√®re afghane en remontant toujours le cours du Panj puis la rivi√®re Wahkan-Daria, le long d'une route rarement goudronn√©e et rarement couverte par le r√©seau t√©l√©phonique. Nous faisions souvent des longues pauses car Robin, Firmin et Arlen, les \HELLO <_BIKE> WORLD! sur facebook et youtube, font des prises de vue photo/vid√©o pour leurs films. Ils sont les geeks du voyage √† v√©lo. Ils transportent du mat√©riel sophistiqu√© de capture photo/vid√©o et un drone et r√©alisent des montages de tr√®s grande qualit√©. Je suis heureux d'avoir rencontr√© Mimille et ces trois petits suisses qui voyagent dans le m√™me esprit que moi et nous prenons du plaisir √† faire un bout de chemin ensemble. Un matin en d√©jeunant nous √©coutons un podcast de l'√©mission "la plan√®te bleu" de la radio "couleur 3", au son de la grosse enceinte des \HELLO <_BIKE> WORLD! Les suisses voyagent avec un super couteau suisse alors qu'Eric le savoyard a un super opinel. La route devient rapidement difficile √† cause du rev√™tement, le sol est parfois sablonneux mais les efforts sont r√©compens√©s par les rencontres avec les gens qui vivent dans ces endroits recul√©s du monde : les enfants bien s√Ľr avec qui on s'arr√™te pour discuter, jouer ou m√™me danser comme des fous en improvisant une piste de danse au milieu de la route, et qui nous poussent parfois dans les pentes les plus raides, mais aussi les adultes qui ont chacun leur propre histoire √† raconter.



[EN] After a flight of 600 kilometers over Turkmenistan and a few days of adaptation in Dushanbe, capital of Tajikistan, I continued the journey with Charlie, Max, Amund and Chris, four bicycle travelers from England, Norway and Germany and met in a hostel. We made a tough 120-kilometer mountain stage with significant gradients under a temperature that reached 39 degrees celsius in the shade, based on the weather data from my 1weather phone app. The pace was significantly higher than my usual pace, which is 80 kilometers per day on average since the beginning of the year. Despite that I stayed with them because it made the company and because I wanted to avoid camping alone along the Afghan border where we were heading. My first impressions of Tajikistan were very positive. The women all dressed in pretty dresses, the children looking for contact, very smiling, laughing and stretching their hand so that we could stamp in our passage, and the food of excellent quality fashioned a perfect start in this new country. The products were fresh, tasty, local and seemed to be all organic, grown in the villages we were passing through. During this first stage I enjoyed a soup of sheep to the bone with excellent vegetables and herbs. After 3 stages, we reached the Panj River, which is the border with Afghanistan, and then we followed the border up the river. We slept every evening a few yards from the Taliban country most often in wilderness camping, without too much trouble, the Tajik army taking care of our safety: one evening when we had put our tents right in front of an afghan village without any other solution and we were visited by a patrol of heavily armed Tajiks who, after checking our passports, were planted near us for a good hour, probably to show to the other side of the river that they were watching over us. Finally after six beautiful and long days of cycling we reached the town of Khorog where I took two days of rest and met Eric, his nickname Mimille, a French cyclist riding from Chambéry by bike in early spring, leaving his wife and his children, who are now great, to go see the world by bike during 14 months, sponsored by the bar of the two savoyes of Chambéry, accompanied by a friend during the first months of the journey and now in search of new companions. Our meeting was good to continue together and it turns out to be the most friendly cycling traveler I have met in the last four years. In the same hostel I also met Robin, Firmin, and Arlen, three young Swiss cyclists traveling by bike / recumbent bikes from Lausanne, Switerland, to Southeast Asia, one year between the end of their studies and the beginning of their working life. I left Khorog with all this small french speaking world, with a kilometric objective fixed at 50 kilometers per day which is this time much lower than my pace of 80 kilometers per day since the beginning of the year, and very slow for me, but I still stayed with them because it made the company and they were much better equipped than me to face the dangers of the high mountains and remote areas of the Pamir massif with safety kits, mechanical, stoves and water filters more suitable than me for this kind of expedition. We left the main M41 road to continue along the Afghan border, continuing up the Panj River then the Wahkan-Daria River, along a road that is rarely paved and rarely covered by the telephone network. We often take long breaks because Robin, Firmin and Arlen, \ HELLO <_BIKE> WORLD! on facebook and youtube, make photo / video shots for their movies. They are the geeks of the bike trip. They carry sophisticated photo / video capture equipment and a drone and make very high quality movies. I am glad to have met Mimille and these three little Swiss who travel in the same spirit as me and we take pleasure in going a long way together. One morning while lunching we listen to a podcast of the program "the blue planet" of the swiss radio "color 3", to the sound of the big speaker of \ HELLO <_BIKE> WORLD! The Swiss travel with a super Swiss knife while Eric the Savoyard has a super opinel knife. The road quickly becomes difficult because of the pavement, the ground is sometimes sandy but the efforts are rewarded by the meetings with the people who live in these remote places of the world: children of course with whom one stops to discuss, play or even dancing like madmen by improvising a dance floor in the middle of the road, and which sometimes push us on the steepest slopes, but also adults who each have their own story to tell.

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Article du samedi 7 octobre 2017 à 20h49

Etapes 743 ‚Äď 763. Dogubayazit - Mashhad (1977 kilometres) (3/3)

[FR] (in english below)
Avec mes amis irlandais nous avons roul√© avec un bon vent de face jusqu'√† Nishapur d'o√Ļ je suis all√© seul chez Mohammad du r√©seau warmshowers. Les iraniens sont tr√®s gentils et accueillants et curieux de voir un √©tranger. J'ai √©t√© photographi√©/selfi√©/instragramm√© √† longueur de journ√©e, telle une star. J'ai souvent dormi chez des habitants tous plus gentils les uns que les autres et chez Mohammad √† Nishapur le sens de l'hospitalit√© iranienne a atteint de nouveaux sommets. Si j'avais √©t√© un roi je n'aurais pas √©t√© trait√© d'une meilleure fa√ßon, on m'a apport√© √† longueur de journ√©e des fruits, des petits plats, du "raksir", des th√©s, de la discussion, de la distraction, on s'est pli√© en quatre pour que mes moindres d√©sirs soient r√©alis√©s, m'a conduit √† droite √† gauche pour des petits achats, aid√© pour des formalit√©s en tous genre et alors que je pr√©voyais de ne rester qu'une nuit on a voulu me retenir comme cela pendant des jours et des jours. Je suis finalement rest√© trois jours, le temps principalement de pr√©parer mon vol de Mashhad √† Douchamb√©, n'ayant pas tent√© le visa turkm√®ne, difficile √† avoir, incertain et obligeant dans le meilleur des cas √† parcourir 600 kilom√®tres en 5 jours pour traverser le pays sous plus de 40¬įC. La gentillesse des iraniens est √† peine imaginable pour un occidental. En France, si √† l'entr√©e d'une ville on demande √† un passant o√Ļ se situe une adresse et qu'il ne sait pas il vous r√©pond : "je ne sais pas, vraiment d√©sol√©, bonne journ√©e". Avec St√©phane √† l'entr√©e de Rash nous avons demand√© o√Ļ se situait l'adresse de notre h√īte et le passant ne savais pas, il a donc demand√© √† un autre qui a demand√© √† un autre qui a prit son t√©l√©phone puis nous a demand√© d'attendre 5 minutes. Cinq minutes plus tard une voiture arrivait, mettait ses feux de d√©tresse et le conducteur nous lan√ßa : "suivez moi!". Apr√®s une poursuite folle d'une trentaine de minutes dans la jungle urbaine aux heures de pointes nous sommes arriv√©s √† l'autre bout de la ville, le conducteur s'est arr√™t√© devant une petite rue et nous a dit "c'est ici, au revoir"! Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Ils tiennent cela de leur √©ducation religieuse et d'une gentillesse naturelle et ancestrale, mais je pense aussi qu'ils ont √† coeur de donner une bonne image de leur pays et de l'islam qui a une image tellement n√©gative en occident √† cause d'une tr√®s petite minorit√© de personnes, sur un milliard de musulmans dans le monde, qui le d√©tourne √† leurs propres fins. Il y eurent au cours de ma travers√©e de l'Iran diverses discussions √† propos de daech, sur les propos de Donald Trump sur le suppos√© soutient de l'Iran √† cette organisation, sur la mani√®re dont ils obtiennent leurs armes et se financent, avec des remarques sur le fait qu'il y a plus de combattants fran√ßais que d'iraniens dans leurs rangs, que chez les allemands aussi il y a une minorit√© d'extr√©mistes, et autres, mais au final nous n'avons pas vraiment toutes les cl√©s pour comprendre la situation et je me suis amus√© de la conclusion de l'un d'eux voulant mettre tous les dirigeants du monde dans la cuvette des wc et tirer la chasse. A Nishapur j'ai visit√© la tombe d'Omar Rayam, brillant math√©maticien et astronome de son √©poque (XIe si√®cle) aujourd'hui surtout connu pour ses quatrains (po√©sie) puis j'ai quitt√© la ville avec un gros carton de v√©lo sur mon porte bagage pour une derni√®re √©tape iranienne de 100 kilom√®tres. J'ai quitt√© l'Iran par les airs le jour d'expiration de mon visa en me promettant d'y retourner bient√īt car ce grand et beau pays m√©rite bien mieux qu'une simple travers√©e de 2000 kilom√®tres par le nord. Alors √† bient√īt l'Iran et merci!...



Etape 743. Dogubayazit - Maku. 60 kms.
Etape 744. Maku - Evoghli. 114 kms.
Etape 745. Evoghli - Marand. 82 kms.
Etape 746. Marand - Tabriz. 77 kms.
Etape 747. Tabriz - Sarab. 140 kms.
Etape 748. Sarab - Ardabil. 91 kms.
Etape 749. Ardabil - Astara. 88 kms.
Etape 750. Astara - Talesh. 77 kms.
Etape 751. Talesh - Rasht. 105 kms.
Etape 752. Rasht - Ramsar. 118 kms.
Etape 753. Ramsar - Sisingan. 119 kms.
Etape 754. Sisingan ‚Äď Babol. 92 kms.
Etape 755. Babol - Sari. 48 kms.
Etape 756. Sari - Kiasar. 74 kms.
Etape 757. Kiasar ‚Äď Badab Soort springs. 48 kms.
Etape 758. Badab Soort springs - Damghan. 107 kms.
Etape 759. Damghan - Shahrud. 82 kms.
Etape 760. Shahrud - Abbasabad. 120 kms.
Etape 761. Abbasabad - Sabzevar. 120 kms.
Etape 762. Sabzevar - Nishapur. 115 kms.
Etape 763. Nishapur - Mashhad. 100 kms.


[EN]
With my Irish friends we rode with a head wind up to Nishapur from where I went alone to Mohammad of warmshowers. The Iranians are very kind and welcoming and curious to see a stranger. I was photographed / selfied / instragrammed all day long, like a star. I have often slept among nice inhabitants and at Mohammad house in Nishapur the sense of Iranian hospitality has reached new heights. If I had been a king I would not have been treated in a better way, I was brought all day long fruit, small dishes, "raksir", teas, discussion, distraction, making my wishes come true, took me right to the left for small purchases, helped me for all kinds of formalities and while I planned to stay only one night Mohammed wanted to hold me like that for days and days. I finally stayed for three days, mainly preparing my flight from Mashhad to Dushanbe, not having tried the Turkmen visa, difficult to have, uncertain and obliging in the best case to travel 600 kilometers in 5 days to cross the countries by tempetarures greater than 40 ¬į C. The kindness of the Iranians is hardly imaginable for a Westerner. In France, if at the entrance of a city you ask someone in a street where is an address and he does not know it will answers you: "I don't know, i'm really sorry, have a good day." With St√©phane at the entrance of Rash we asked where the address of our host was and the men did not know, so he asked another who asked another who took his phone and then asked us to wait 5 minutes. Five minutes later a car came in, put out its warning lights and the driver threw us: "Follow me!". After a crazy thirty-minute pursuit in the urban jungle at peak hours we arrived at the other end of the city, the driver stopped in front of a small street and told us "it is here, good bye"! This is just one example among many others. They take this from their religious education and a natural and ancestral kindness, but I also think that they are keen to give a good image of their country and the Islam that has a negative image in the West because of a very small minority of people, out of a billion Muslims in the world, who diverts it for their own purposes. During my crossing of Iran, there were various discussions about Daech, about Donald Trump's remarks about Iran's alleged support of this organization, how they get their weapons, and how they finance themselves, remarks on the fact that there are more French fighters than Iranians in their ranks, that among the Germans also there is a minority of extremists, and others, but in the end we do not really have all the key to understanding the situation and I had fun concluding one of them wanting to put all the world leaders in the toilet bowl and chase. In Nishapur I visited the tomb of Omar Rayam, a brilliant mathematician and astronomer of his time (11th century), now best known for his quatrains (poetry) and then I left the city with a big bicycle box on my luggage rack for a final Iranian stage of 100 kilometers. I left Iran through the air on the last day of my visa, promising to return soon because this big, beautiful country deserves much better than a simple crossing of 2000 kilometers from the north. So, see you soon Iran and thank you!...

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Article du mercredi 27 septembre 2017 à 04h32

Etapes 743 ‚Äď 763. Dogubayazit - Mashhad (1977 kilometres) (2/3)

[FR] (in english below)
Apr√®s Tabriz nous avons fait une √©tape de 140 kilom√®tres avec Yashar et Murat avec un gros d√©nivel√© sous la canicule puis nous sommes arriv√©s √† Sarab chez un ami de Yashar. Nous avons d√©gust√© une soupe succulente (je n'en avais jamais bu d'aussi bonne auparavant) puis un v√©ritable festin. Le jour suivant, direction la mer Caspienne avec une √©tape dans laquelle j'ai chut√© sur une route d√©fonc√©e, heureusement sans trop de gravit√© √† 25km/h environ. Arriv√© √† Astara au bord de la mer et √† la fronti√®re de l'Azerba√Įdjan nous avons particip√© √† un rassemblement de cyclistes qui accompagnaient l'un des leurs √† la fronti√®re pour son d√©part en voyage √† v√©lo √† l'√©tranger. Ensuite Yashar et Murat se sont arr√™t√© et j'ai donc continu√© seul le long de la mer caspienne, mais pas pour longtemps puisque le soir m√™me j'ai rencontr√© St√©phane, un cycliste fran√ßais parti de Paris le 5 mars pour un tour du monde √† v√©lo. Nous avons roul√© une journ√©e ensemble et √©t√© merveilleusement h√©berg√© √† Rasht par Mitra et sa maman, toutes deux d'une gentillesse infinie. Mitra, 25 ans, travaille de 6 heures du matin √† 21 heures le soir six jours par semaine en cumulant deux boulots dans l'espoir de pouvoir quitter un jour son pays et aller √©tudier en Nouvelle Z√©lande. Beaucoup de jeunes du pays r√™vent de quitter l'Iran, mais ce n'est vraiment pas facile. Le jour suivant, ma route et celle de St√©phane ont d√©j√† diverg√© car St√©phane voulait √† aller √† T√©h√©ran pour des questions de visas alors que je voulais √©viter cette ville de 15 millions d'habitants (tout comme Istanbul) au trafic, √† la pollution, √† la chaleur et √† la dangerosit√© incompatibles avec mon voyage. J'ai poursuivi le long de la mer Caspienne √† des altitudes n√©gatives, le niveau de cette mer ferm√©e, dans la quelle se jette la Volga et d'autres fleuves d'Asie centrale, est √† -27m. La route fut √©galement tr√®s bruyante et dangereuse. Les iraniens conduisent comme des fous, d'une mani√®re al√©atoire et donc impr√©visible. Ce sont des grands adeptes de la marche arri√®re, le plus souvent sans regarder derri√®re ni pr√©venir du d√©part, des ouvertures de porti√®re sans regarder, des "priorit√© au premier qui s'engage" et des brusques changements de direction √† droite et √† gauche juste pour leur plaisir personnel, le tout dans un trafic infernal m√™me en dehors des villes dans cette partie de l'Iran. Chaque voiture, m√™me √† l'arr√™t, est un danger, comme une bombe qui pourrait exploser √† tout instant, il faut donc rester tr√®s concentr√© et ne jamais r√™vasser ce qui n'est pas naturel pour moi. Ce fut l'enfer de longer la mer Caspienne mais n√©anmoins int√©ressant car les paysages √©taient tr√®s verts et asiatiques, avec beaucoup de rizi√®res et d'agriculture, semblable √† l'Indon√©sie, alors que le reste du pays est d√©sertique ou montagneux et tr√®s jaune, prot√©g√© de l'humidit√© de la Caspienne par une haute chaine de montagnes de plus de 2000 m√®tres d'altitude qui longe la mer. Apr√®s quelques nuits chez des habitants tous plus gentils les uns que les autres je suis arriv√© √† Sari o√Ļ j'ai √©t√© h√©berg√© par Reza. Reza m'a appris l'existence de sources int√©ressantes dans les montagnes, et je n'ai donc pas h√©sit√© pour changer de direction et quitter le bord de mer. Il m'a accompagn√© le lendemain pour une mont√©e de 70 kilom√®tres, m'a invit√© √† dormir dans un "red cressant" (croix rouge iranienne) tenu par son beau fr√®re, puis le lendemain j'ai fait route seul vers ces sources qui forment un lieu naturel magnifique, semblable √† Pammukale en Turquie mais en plus petit et avec d'avantage de couleurs puisque les sources d√©posent √† la fois des pr√©cipit√©s blancs de calcium et rouge de fer dans un cadre montagneux grandiose. J'ai rencontr√© √† cet endroit deux cyclistes irlandais et nous avons camp√© en pleine montagne pr√®s des sources sous un superbe ciel √©toil√©. Alors que la nuit √©tait tomb√©e une meute d'animaux (sans doute des chacals dor√©s √† moins que ce ne fussent des hy√®nes ray√©es ou des loups gris) ont signal√© d'une mani√®re impressionnante leur pr√©sence autour nos tentes, mais nous n'avons pas √©t√© emb√™t√© de la nuit.

Les commentaires fonctionnent de nouveau sur ce blog! :-)


[EN]
After Tabriz we made a stage of 140 kilometers with Yashar and Murat under the heat then we arrived at Sarab to a friend of Yashar. We tasted a succulent soup (I had never drunk so good before) and then a real feast. The next day, heading for the Caspian Sea with a stage in which I dropped on a broken road, fortunately without too much gravity at 25km / h. Arriving at Astara by the sea and at the border of Azerbaijan we took part in a gathering of cyclists who accompanied one of theirs to the border for his departure on a bicycle trip abroad. Then Yashar and Murat stopped and I continued alone along the Caspian Sea, but not for long since the same evening I met Stéphane, a French cyclist who started at Paris on March 5 for a round the world trip bike. We rode a day together and was wonderfully accommodated at Rasht by Mitra and her mom, both of infinite kindness. Mitra, 25, works from 6 am to 9 pm six days a week, with two jobs in hopes of being able to leave her country one day and study in New Zealand. Many of the country's young people dream of leaving Iran, but it is not easy. The next day, my route and the one of Stéphane already diverged because Stéphane wanted to go to Tehran for visa issues and I wanted to avoid this city of 15 million inhabitants (like Istanbul) where the traffic, pollution, the heat and the dangerousness is incompatible with my journey. I continued along the Caspian Sea at negative altitudes, the level of this closed sea, in which flows the Volga and other rivers of Central Asia, is at -27m. The road was also very noisy and dangerous. The Iranians drive like crazy, in a random and therefore unpredictable way. They are great champion of the reverse driving, most often without looking behind or warning of departure, door openings without looking, "priority to the first who engages" and sudden changes of direction right and left just for their own enjoyment, all in an infernal traffic even outside the cities in this part of Iran. Every car, even when stopped, is a danger, like a bomb that could explode at any moment, so i must remain very focused and never dream, what is not natural for me. It was the hell of traveling along the Caspian Sea, but it was interesting because the landscapes were very green and Asian, with a lot of rice fields and agriculture, similar to Indonesia, while the rest of the country is desert or yellow, protected from the humidity of the Caspian by a high chain of mountains more than 2000 meters of altitude that runs along the sea. After a few nights in inhabitants all nicer ones than others I arrived in Sari where I was hosted by Reza. Reza taught me the existence of interesting springs in the mountains, so I did not hesitate to change direction and leave the seaside. He accompanied me the next day for a climb of 70 kilometers, invited to sleep in a "red crescent" (Iranian red cross) held by his brother in law, and then the following day I went alone towards these springs which form a beautiful natural place, similar to Pammukale in Turkey but smaller and with more colors as the springs deposit both white precipitates of calcium and red iron in a grandiose mountainous setting. I met two Irish cyclists and camped in the mountains near the springs under a beautiful starry sky. While the night had fallen a pack of animals (probably golden jackals unless they were striped hyenas or gray wolves) impressively signaled their presence around our tents, but we did not been bothered by the night.

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Article du vendredi 18 aout 2017 à 19h30

Etapes 743 ‚Äď 763. Dogubayazit - Mashhad (1977 kilometres) (1/3)

[FR] (in english below)

L'Iran ne reconnaissant pas les cartes bancaires visa, c'est avec un billet de 500 euros dans la poche que j'ai franchi la fronti√®re Turquie-Iran. Je l'ai rapidement √©chang√© contre 20 500 000 rials, et c'est en nouveau millionnaire, cela d√©tend, que j'ai p√©dal√© les premiers kilom√®tres dans ce nouveau pays, sous un soleil de plomb : 37¬įC l'apr√®s midi. Apr√®s trois √©tapes tranquilles j'ai rencontr√© √† la sortie de la ville de Marand Yashar, un cycliste de 18 ans qui m'a invit√© √† partir avec lui le surlendemain pour son premier voyage √† v√©lo en compagnie de Murat, un cycliste turc de passage dans la ville. J'ai accept√© et c'est donc √† trois que nous avons quitt√© Marand, apr√®s deux nuits dans une cabane paisible dans les montagnes sur les hauteurs de la ville. Nous avons √©t√© accueilli chez l'habitant √† Tabriz puis √† Sarab, ce f√Ľt id√©al pour d√©couvrir le mode de vie des locaux. J'ai trouv√© l'int√©rieur des maisons tr√®s joli, les salons sont plus beaux que dans les autres pays travers√©s, il y a des jolis tapis, des jolies chaises, des jolis lustres et des jolis rideaux mais cela contraste souvent avec l'insalubrit√© des toilettes. Les logements sont souvent petits, alors pour gagner de la place on dort ou mange g√©n√©ralement par terre dans la pi√®ce principale, en ajoutant des matelas ou des protections au sol pour les tapis qui dont la confection a demand√© des milliers d'heures de travail. Depuis l'ordinateur, l'acc√®s √† Facebook n'est pas possible, celui √† Youtube non plus pas plus que ceux aux programmes google adsense et analytics que j'utilise en tant qu'√©diteur de sites web. Mais dans ce pays anti-am√©ricain, il y a rapidement un d√©tail qui saute aux yeux : la bouteille rouge d'une c√©l√®bre boisson gazeuse qui tr√īne sur la table du dinner et un peu partout dans les rues et les restaurants..."Allah doit aimer le coca", me dis-je. Ils ont bien essay√© d'en faire une copie iranienne mais ce n'est pas aussi bon et cela n'a pas de succ√®s. La France et la Franche-Comt√© sont quand √† elles repr√©sent√©es par les voitures Peugeot, de loin la marque automobile la plus utilis√©e : on voit des milliers de 405 et le lion de Peugeot est pr√©sent dans toutes les rues iraniennes. Il faut signaler aussi que le "petit beurre" (√©crit en fran√ßais) est l'un des biscuits pr√©f√©r√© des iraniens, et que "merci" se traduit par "merci" dans la langue locale...Pratique. A Tabriz, troisi√®me ville du pays, nous avons pris le bus en compagnie de Yashar, Murat et notre h√īte Shahin pour une visite touristique de la ville. Je suis mont√© par hasard √† l'avant du bus. Mes camarades m'ont fait remarquer que toutes les femmes (int√©gralement couvertes de noir de la t√™te au pieds, comme la plupart des femmes du pays) √©taient √† l'arri√®re du bus...C'est la loi ici, les femmes doivent √™tre s√©par√©es des hommes dans les bus de ville, de m√™me que dans les √©coles jusqu'√† la fin du lyc√©e, et sur les plages couvertes de la mer Caspienne o√Ļ les hommes ne doivent pas pouvoir voir le corps des femmes. Les hommes ont l'interdiction d'√™tre en short dans les espaces publics mais heureusement, apr√®s avoir sympathis√© avec des policiers locaux, ceux-ci m'ont avou√© qu'ils avaient une certaine tol√©rance pour les cyclistes et j'ai donc transgress√© la loi islamique la plupart du temps en roulant en short, sauf dans les villes o√Ļ je remettais syst√©matiquement mon pantacourt par dessus pour ne pas choquer la population locale en montrant mes genoux et ne pas faire de la provocation. Ces r√®gles sont tr√®s sp√©ciales pour un occidental mais c'est le bon vouloir de leur Dieu et c'est tout √† fait respectable. Aussi c'est l'un des int√©r√™ts de ce voyage d'√™tre confront√© √† des civilisations et modes de pens√©e tr√®s diff√©rents de la mienne et de m√©diter sur ces diff√©rences. Je ne porterai pas de jugement sur leur fa√ßon de vivre, il est vrai dict√©e par un seul homme, leur guide supr√™me, et un seul Dieu, qu'ils n'ont pas choisi. "En Iran nous n'avons que deux droits" se lamente Yashar : "Jeuner et prier".

[EN]
Iran does not recognize the bank cards visa, it is with a banknote of 500 euros in the pocket that I crossed the border Turkey-Iran. I quickly exchanged it for 20,500,000 rials, and it is a new millionaire, that relaxes, that I pedaled the first kilometers in this new country, under a lead sun: 37 ¬į C in the afternoon. After three quiet stages I met at the exit of the town of Marand Yashar, an 18-year-old cyclist who invited me to go with him the next day for his first bike trip with Murat, a passing Turkish cyclist in the city. I agreed and it was then to three that we left Marand, after two nights in a quiet hut in the mountains on the heights of the city. We were welcomed to the inhabitant in Tabriz then Sarab, it was perfect to discover the way of life of the locals. I found the interior of the houses very nice, the salons are more beautiful than in other countries crossed, there are nice carpets, nice chairs, nice chandeliers and pretty curtains but this often contrasts with insalubrity toilets. The houses are often small, so to gain space one sleeps or usually eats on the floor in the main room, adding mattresses or protections to the floor for carpets whose manufacture has required thousands of hours of work. From the computer, access to Facebook is not possible, the one to Youtube either no more than those to google adsense and analytics programs that I use as a publisher of websites. But in this anti-American country, there is quickly a detail that is obvious: the red bottle of a famous soft drink that sits on the dinner table and all over the streets and restaurants ... "Allah Must love coca" I said to myself. They have tried to make an Iranian copy of it but it is not as good and it has not been successful. France and muy region of Franche-Comt√© are represented by Peugeot cars, by far the most used car brand: we see thousands of 405 and the Peugeot lion is present in all the Iranian streets. It is also worth mentioning that the "petit beurre" biscuit (written in French) is one of the favorite biscuits of the Iranians, and that "thank you" translates into "merci" in the local language ... Easy to remember, as it it the same in french. In Tabriz, the third city of the country, we took the bus with Yashar, Murat and our host Shahin for a sightseeing tour of the city. I went by chance to the front of the bus. My comrades pointed out to me that all the women (fully covered in black from head to foot, like most women in the country) were at the back of the bus ... It's the law here, women must be separated from men in city buses, as well as in schools until the end of high school, and on the covered beaches of the Caspian Sea where men should not be able to see the bodies of womens. Men are forbidden to be in shorts in public spaces but fortunately, after having sympathized with local police officers, they told me that they had a certain tolerance for cyclists and so I transgressed Islamic law mostly by rolling in shorts, except in the cities where I systematically put my pants not to shock the local population by showing my knees and not to provoke. These rules are very special for a Westerner but it is the goodwill of their God and it is quite respectable. So it is one of the interests of this journey to be confronted with civilizations and ways of thinking very different from mine and meditate on these differences. I will not pass judgment on their way of living, it is true dictated by one man, their supreme guide, and one God, whom they did not choose. "In Iran we have only two rights" laments Yashar: "fast and pray".

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