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Article du vendredi 18 aout 2017 à 19h30

Etapes 743 – 763. Dogubayazit - Mashhad (1977 kilometres) (1/3)

[FR] (in english below)

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L'Iran ne reconnaissant pas les cartes bancaires visa, c'est avec un billet de 500 euros dans la poche que j'ai franchi la frontière Turquie-Iran. Je l'ai rapidement échangé contre 20 500 000 rials, et c'est en nouveau millionnaire, cela détend, que j'ai pédalé les premiers kilomètres dans ce nouveau pays, sous un soleil de plomb : 37°C l'après midi. Après trois étapes tranquilles j'ai rencontré à la sortie de la ville de Marand Yashar, un cycliste de 18 ans qui m'a invité à partir avec lui le surlendemain pour son premier voyage à vélo en compagnie de Murat, un cycliste turc de passage dans la ville. J'ai accepté et c'est donc à trois que nous avons quitté Marand, après deux nuits dans une cabane paisible dans les montagnes sur les hauteurs de la ville. Nous avons été accueilli chez l'habitant à Tabriz puis à Sarab, ce fût idéal pour découvrir le mode de vie des locaux. J'ai trouvé l'intérieur des maisons très joli, les salons sont plus beaux que dans les autres pays traversés, il y a des jolis tapis, des jolies chaises, des jolis lustres et des jolis rideaux mais cela contraste souvent avec l'insalubrité des toilettes. Les logements sont souvent petits, alors pour gagner de la place on dort ou mange généralement par terre dans la pièce principale, en ajoutant des matelas ou des protections au sol pour les tapis qui dont la confection a demandé des milliers d'heures de travail. Depuis l'ordinateur, l'accès à Facebook n'est pas possible, celui à Youtube non plus pas plus que ceux aux programmes google adsense et analytics que j'utilise en tant qu'éditeur de sites web. Mais dans ce pays anti-américain, il y a rapidement un détail qui saute aux yeux : la bouteille rouge d'une célèbre boisson gazeuse qui trône sur la table du dinner et un peu partout dans les rues et les restaurants..."Allah doit aimer le coca", me dis-je. Ils ont bien essayé d'en faire une copie iranienne mais ce n'est pas aussi bon et cela n'a pas de succès. La France et la Franche-Comté sont quand à elles représentées par les voitures Peugeot, de loin la marque automobile la plus utilisée : on voit des milliers de 405 et le lion de Peugeot est présent dans toutes les rues iraniennes. Il faut signaler aussi que le "petit beurre" (écrit en français) est l'un des biscuits préféré des iraniens, et que "merci" se traduit par "merci" dans la langue locale...Pratique. A Tabriz, troisième ville du pays, nous avons pris le bus en compagnie de Yashar, Murat et notre hôte Shahin pour une visite touristique de la ville. Je suis monté par hasard à l'avant du bus. Mes camarades m'ont fait remarquer que toutes les femmes (intégralement couvertes de noir de la tête au pieds, comme la plupart des femmes du pays) étaient à l'arrière du bus...C'est la loi ici, les femmes doivent être séparées des hommes dans les bus de ville, de même que dans les écoles jusqu'à la fin du lycée, et sur les plages couvertes de la mer Caspienne où les hommes ne doivent pas pouvoir voir le corps des femmes. Les hommes ont l'interdiction d'être en short dans les espaces publics mais heureusement, après avoir sympathisé avec des policiers locaux, ceux-ci m'ont avoué qu'ils avaient une certaine tolérance pour les cyclistes et j'ai donc transgressé la loi islamique la plupart du temps en roulant en short, sauf dans les villes où je remettais systématiquement mon pantacourt par dessus pour ne pas choquer la population locale en montrant mes genoux et ne pas faire de la provocation. Ces règles sont très spéciales pour un occidental mais c'est le bon vouloir de leur Dieu et c'est tout à fait respectable. Aussi c'est l'un des intérêts de ce voyage d'être confronté à des civilisations et modes de pensée très différents de la mienne et de méditer sur ces différences. Je ne porterai pas de jugement sur leur façon de vivre, il est vrai dictée par un seul homme, leur guide suprême, et un seul Dieu, qu'ils n'ont pas choisi. "En Iran nous n'avons que deux droits" se lamente Yashar : "Jeuner et prier".

[EN]
Iran does not recognize the bank cards visa, it is with a banknote of 500 euros in the pocket that I crossed the border Turkey-Iran. I quickly exchanged it for 20,500,000 rials, and it is a new millionaire, that relaxes, that I pedaled the first kilometers in this new country, under a lead sun: 37 ° C in the afternoon. After three quiet stages I met at the exit of the town of Marand Yashar, an 18-year-old cyclist who invited me to go with him the next day for his first bike trip with Murat, a passing Turkish cyclist in the city. I agreed and it was then to three that we left Marand, after two nights in a quiet hut in the mountains on the heights of the city. We were welcomed to the inhabitant in Tabriz then Sarab, it was perfect to discover the way of life of the locals. I found the interior of the houses very nice, the salons are more beautiful than in other countries crossed, there are nice carpets, nice chairs, nice chandeliers and pretty curtains but this often contrasts with insalubrity toilets. The houses are often small, so to gain space one sleeps or usually eats on the floor in the main room, adding mattresses or protections to the floor for carpets whose manufacture has required thousands of hours of work. From the computer, access to Facebook is not possible, the one to Youtube either no more than those to google adsense and analytics programs that I use as a publisher of websites. But in this anti-American country, there is quickly a detail that is obvious: the red bottle of a famous soft drink that sits on the dinner table and all over the streets and restaurants ... "Allah Must love coca" I said to myself. They have tried to make an Iranian copy of it but it is not as good and it has not been successful. France and muy region of Franche-Comté are represented by Peugeot cars, by far the most used car brand: we see thousands of 405 and the Peugeot lion is present in all the Iranian streets. It is also worth mentioning that the "petit beurre" biscuit (written in French) is one of the favorite biscuits of the Iranians, and that "thank you" translates into "merci" in the local language ... Easy to remember, as it it the same in french. In Tabriz, the third city of the country, we took the bus with Yashar, Murat and our host Shahin for a sightseeing tour of the city. I went by chance to the front of the bus. My comrades pointed out to me that all the women (fully covered in black from head to foot, like most women in the country) were at the back of the bus ... It's the law here, women must be separated from men in city buses, as well as in schools until the end of high school, and on the covered beaches of the Caspian Sea where men should not be able to see the bodies of womens. Men are forbidden to be in shorts in public spaces but fortunately, after having sympathized with local police officers, they told me that they had a certain tolerance for cyclists and so I transgressed Islamic law mostly by rolling in shorts, except in the cities where I systematically put my pants not to shock the local population by showing my knees and not to provoke. These rules are very special for a Westerner but it is the goodwill of their God and it is quite respectable. So it is one of the interests of this journey to be confronted with civilizations and ways of thinking very different from mine and meditate on these differences. I will not pass judgment on their way of living, it is true dictated by one man, their supreme guide, and one God, whom they did not choose. "In Iran we have only two rights" laments Yashar: "fast and pray".

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