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Article du lundi 26 septembre 2016 à 16h30

Etapes 646-656. Java (633 kilomètres) (1/2)

For the first time...In english below!

Je suis arrivé sur l'île de Java le 23 août après une très courte traversée en ferry depuis Bali. Alors que Bali était une île très peuplée, Java l'est encore d'avantage...141 millions d'habitants pour une superficie de 127 000 km²! Avec autant de monde, les routes furent très encombrées et polluées, et peu propices au voyage à vélo. De plus, la chaleur étouffante à 10 degrés au sud de l'équateur, et la quasi impossibilité de planter la tente pour faire des bivouacs (les seuls espaces non occupés par l'homme sont les flancs des volcans avec de fortes pentes) et les difficultés d'alimentation (quasi impossibilité de faire ma propre cuisine) n'arrangent rien. Mais décider de voir le monde à vélo, et réduire mon parcours aux régions faciles aurait été l'assurance d'avoir des regrets au moment de parcourir les derniers kilomètres. Je veux voir le monde tel qu'il est, et pas seulement tel qu'il est aux endroits où cela m'arrange bien. Aussi, l'une des forces de la vie, et de la vie humaine, est la faculté d'adaptation et il est toujours possible de trouver du positif et de prendre le meilleur de ce qu'une région à offrir, pour vivre une nouvelle expérience de voyage et ressentir de nouvelles émotions. Le meilleur à Java est en haut. Au sommet des volcans, là où l'homme n'a pas pu s'installer, a laissé un peu de nature intacte, et où, à 2000 mètres au dessus du bas, l'air est pur et presque frais. Monter à 2300 mètres d'altitude avec un vélo chargé fut épique. La montée de 22 kilomètres à 9% de moyenne m'a demandé des efforts très violents et beaucoup, beaucoup de temps, surtout dans les passages à 15% dans lesquels même la marche en poussant le vélo sur des routes qui n'en étaient plus s'avérait être une galère sans nom. Les longues pauses tous les kilomètres furent l'occasion de faire baisser le rythme cardiaque et reprendre des forces pour le kilomètre suivant. Et finalement, le Bromo, volcan actif, m'est apparu, avec ses épaisses fumées rappelant celles qui sortent d'une centrale nucléaire, entouré d'une large caldeira (zone relativement plate et sablonneuse) dans laquelle j'ai du pousser le vélo pendant une dizaine de kilomètres le lendemain, dans des paysages uniques, au son des mobylettes qui essayaient également tant bien que mal de se faire un chemin dans cet endroit. La descente qui s'en suivit vers Malang ne fut pas une récompense, la jante de la roue arrière a chauffé au point de me brûler un doigt et j'ai du faire des pauses régulièrement pour la laisser refroidir un peu. A Malang j'ai fais des belles rencontres avec des locaux (Nina et Sisca, deux gentilles étudiantes) puis ai continué la route mais pas pour bien longtemps car après 15 kilomètres je me suis retrouvé coincé dans un village dont la sortie était bloquée par un défilé de carnaval. J'ai vu à plusieurs reprises des défilées colorés à Java, car la fête nationale est célébrée pendant un mois complet. J'y ai assisté quelques heures, ne pouvant m'échapper du village, avant d'être invité par un couple qui passait par là. Ils m'ont d'abord proposé de prendre un peu de repos chez eux, puis de passer la nuit, puis m'ont invité au restaurant et m'ont encore offert encore un délicieux petit déjeuner le matin et de la nourriture pour la route. Quelle gentillesse et quelle démonstration d'hospitalité! Ce fut l'occasion d'apprendre beaucoup de choses sur la vie locale et la culture musulmane (alors que Bali était indoue, Java est musulmane et c'est donc très différent au niveau de l'architecture, de la nourriture et du mode de vie). J'ai pu goûter du fromage de java, des bons coquillages, des fruits que je n'avais jamais goûté auparavant (dont l'étonnant fruit dragon et d'autres fruits que l'Indonésie n'exporte pas), ma pâtisserie préférée de java (un genre de crêpe avec des tranches de banane cuites à l'intérieur) et leur nourriture traditionnelle : riz poulet, riz poulet, poulet riz tous les jours du matin au soir, des "bakso" boulette de viande hallal, et d'autres plats qui mettent le feu à la bouche et que je n'ai parfois pas pu finir. Il semble que le degré de raffinement de leur cuisine se mesure à l'arachomètre, et c'était beaucoup trop raffiné pour moi. Le niveau de vie est très faible, il n'y avait dans pas de douche dans cette maison et ni chez les autres habitants du village, pas de climatisation, et le WC ne possédait ni chasse d'eau (on met de l'eau dans le trou avec un genre de pelle) ni papier WC (il faut s'essuyer avec les mains et se rincer avec la réserve d'eau, mais heureusement j'ai toujours un rouleau de papier essuie tout avec moi). De plus les gens travaillent en général 6 journées de 7 heures par semaine, n'ont que deux semaines de vacances par an et gagnent en moyenne 270 euros par mois d'après mes informations. Si vous trouvez qu'en France vous travaillez trop et ne gagnez pas assez, cela pourra vous faire relativiser!


English

I arrived on the island of Java on August 23 after a short ferry ride from Bali. While Bali was a very populated island, Java is even more populated... 141 million inhabitants and an area of ​​127,000 km²! With so many people, the roads were very congested and polluted, and not the best to travel by bicycle. In addition, the heat at 10 degrees south of the equator, and the near impossibility of the tent to bivouac (the only non-occupied spaces by human activities are the flanks of volcanoes with steep slopes) and feeding difficulties (almost impossible to do my own cooking) do not help. But decide to see the world by bicycle, and reduce my route to the easy parts of the world would have been assured of having regrets when rinding the last kilometers. I want to see the world as it is, not just as to where it suits me well. Also, one of the forces of life, and human life, is adaptability and it is always possible to find positive and take the best of what a region has to offer, to live a new travel experience and feel new emotions. The best at Java is up. At the top of volcanoes, where man could not install, left some untouched nature, and which, at 2000 meters above the bottom, the air is pure and almost cool. Climb to 2300 meters with a loaded bike was epic. The rise of 22 kilometers at 9% average asked very violent efforts and lots and lots of time, especially in the passages to 15% where even walking pushing the bike on roads that were no longer proved to be a galley unnamed. Long breaks every kilometer were the occasion to lower the heart rate and gather strength for the next kilometer. And finally, the Bromo, active volcano occurred to me, with its thick smoke reminiscent emerging like from a nuclear plant, surrounded by a large caldera (relatively flat, sandy area) where I had to push the bike for about ten kilometers the next day in the unique scenery, the sound of motorcycles that were also trying somehow to make a way into this place. The descent that followed to Malang was not a reward, the rear wheel was heated to the point of burning my finger and I had to make regular breaks to cool slightly. A Malang I had beautiful meetings with locals (Nina and Sisca, two students nice) and then went on the road again but not for long because after 15 km I got stuck in a village whose exit was blocked by a carnival parade. I have repeatedly seen colored scrolled to Java because the national day is celebrated for an entire month. I attended a few hours, unable to escape the village before being invited by a couple passing by. They first offered me to take a rest home, then spend the night, then invited me to the restaurant and yet still offered me a delicious breakfast in the morning and food for the road. What kind and what a demonstration of hospitality! It was an opportunity to learn a lot about local life and Muslim culture (while Bali was Hindu, Java is Muslim and it is very different for architecture, food and fashion life). I could taste java cheese, good shellfish, fruit that I had never tasted before (including the amazing dragon fruit and other fruits that Indonesia does not export), my favorite pastry java (a kind of pancake with banana slices fried inside) and their traditional food: chicken rice, chicken rice, chicken rice every day from morning to night, "bakso" meatball halal, and other dishes that give fire at the mouth and sometimes I did not finish. It seems that the sophistication of their cuisine is measured with the fire-meter, and it was much too refined for me. The standard of living is very low, there was no shower in this house nor in other villagers, no air conditioning, and the toilet had neither flush (we put water in the hole with a type of shovel) or toilet paper (it should be clean with your hands and rinse with water reserve, but fortunately I still have a roll of paper towels with me). In addition, people generally work 6 days 7 hours a week, have only two weeks of vacation per year on average earn 270 euros per month according to my information. If you find that in France you work too much and do not earn enough, it will do you in perspective!

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Commentaires (cacher) :

De inconnu, il y a 1 an :     coucou ou es tu à bientôt le Népal Nadine

De Florent, il y a 1 an :     Coucou je suis à deux jours de vélo de Kuala Lumpur, capitale de la Malaisie où je prendrai l'avion pour Kathmandou avant le 23/10. A très bientôt! Bisous.

De danièle , il y a 1 an :     Bonjour Florent, je suis toujours tes péripéties avec un mélange d'admiration, de sourires mais aussi de peur.....Bonne continuation et bises du Périgord

De inconnu, il y a 1 an :     Coucou tu arrives à qu'elle heure ? Moi j'arrive a15h55 Nadine

De Florent, il y a 1 an :     Merci Danièle de toujours me suivre!!! J'espère que tout roule pour vous dans ce joli coin de la France:-)
Nadine : Je ne sais pas encore quel jour j'arrive à Kathmandou, je t'envoie un mail ou t'appelle dès que je sais.

De Gérard Martinez, il y a 1 an :     Bonjour Florent. Il y a un gars qui porte un énorme sac ( de patates je crois) sur sa tête...et tout ça avec un chapeau pointu ! Il y a aussi un gars qui ce ballade autour des volcans avec un casque de vélo sur la tête. Peut-être que le chapeau pointu aurait fait l'affaire aussi en cas de bombardement de cailloux brûlants! La région à l'air vraiment super! bonne continuation Gérard

De Florent, il y a 1 an :     Désolé si je ne donne plus trop de nouvelles sur ce blog, après un parcours en vélo à Singapour et en Malaisie je me suis rendu au Népal pour un mariage dans la famille et je suis de retour en France depuis le 04/11 pour une petite pause. Le prochain article est en préparation!



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