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27/10/2017 :
Beyneu, Kazakstan


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Article du lundi 4 décembre 2017 à 19h28

Etapes 806 – 824. Samarcande – Aktau (1798 kilomètres) (1/2)

[FR] (in english below)
L'Ouzbékistan est un beau pays, mais avec une contrainte importante pour les voyageurs à vélo : tous les 3 jours maximum, il faut dormir dans un hôtel pour y être enregistré, ce qui est parfois difficile en raison de la distance entre les villes. De Samarcande à Boukhara, c'était 270 kilomètres. Après Boukhara, la prochaine ville était située à 380 kilomètres, ce qui est déjà plus difficile. 380 kilomètres à effectuer en 3 jours, soit une moyenne de 127 kilomètres par jour, par la route A380, une route au nom d'un avion de ligne européen, échec commercial, dans un pays dans lequel le jeu d'échecs est très populaire. Une coïncidence ? Je n'ai pas échoué dans cette tentative. Peu après le décollage à Boukhara, j'ai d'abord subi d'importantes turbulences pendant 100 kilomètres à cause d'une route en très mauvais état. Puis cela s'est amélioré avec une route toute neuve. J'ai traversé le désert du Kizilkoum en observant de nombreux écureuils de terre et leurs prédateurs : des renards, deux gros rapaces (probablement des aigles royals), un serpent, et sur une bande de deux kilomètres de long une étrange plante de la forme d'un mini-arbre, mais à la tige dure et creuse, semblant sortie tout droit de la préhistoire et dont personne n'a pu me dire le nom, certains locaux prétendant même qu'il n'y avait pas cela dans leur pays. J'ai atterri à To'rtku'l de nuit après 3 jours, mais aucun hôtel n'était habilité à enregistrer un étranger. Ils avaient même l'interdiction de m'héberger. Un hôtel m'a tout de même laissé dormir sans me déclarer et en me demandant de partir très tôt le lendemain par la porte arrière. Ensuite, j'étais en situation irrégulière, car non enregistré pendant 4 jours, et un peu perturbé, me demandant si j'allais accepter de payer une amende à la sortie du pays alors que j'étais en vélo, et ce qu'il se passerait si je refusais. Le jour suivant plutôt que de continuer ma route vers la prochaine ville qui était à 180 kilomètres ce qui aurait fait une nuit supplémentaire sans enregistrement, j'ai fait un grand virage à gauche pour aller à Khiva, une ville à 80 kilomètres dont j'avais déjà entendu des choses positives. J'y ai retrouvé Cléo et Mona, deux suissesses déjà rencontré à Samarcande. En Ouzbékistan, les routes des voyageurs se recroisent souvent, à cause des obligations d'enregistrement, du peu de choix pour de l'hébergement pas cher, des villes touristiques incontournables et de la forme du pays tout en longueur. Régulièrement, j'étais déjà connu quand j'arrivais dans une nouvelle ville. "Ah, c'est toi le cycliste français qui voyage depuis 4 ans en faisant un site de math ? J'ai entendu parler de toi dans telle ville, ravi de te rencontrer !". Après Khiva, ville avec un centre historique très typique, joli et intéressant j'ai rejoint Noukous où j'ai retrouvé deux voyageurs français : Reynald, déjà rencontré à Khiva, et Patrice, déjà rencontré à Tashkent puis Samarcande. Dans cette grande ville, je devais poster un courrier et des cartes postales et retirer de l'argent. Je n'ai pas pu trouver de bureau de poste, il y avait seulement des bureaux pour passer des appels téléphoniques et envoyer des télégrammes, ces petits messages codés que je pensais à jamais enfouis dans l'histoire voire la préhistoire des communications. Au alors il fallait chercher le "air service" de l'aéroport et j'ai abandonné. J'ai eu moins de difficultés pour retirer de l'argent, ce qui se fait en deux étapes : d'abord retirer un billet de 100 dollars puis le changer au guichet suivant contre 800 000 sums, la monnaie locale. M'ont-ils donné 8 billets de 100 000? Non. 80 billets de 10 000? Non plus, il ne faut pas rêver. La dame au guichet m'a échangé mon billet de 100 dollars contre 800 billets de 1000 sums qui valent chacun 10 centimes d'euro. L'Ouzbékistan n'utilise pas de grosses coupures, le plus gros billet que j'ai eu dans les mains en un mois est celui de 10 000 sums, soit un euro. Payer avec autant de petits billets est une galère, ainsi pour payer 8 plaques de chocolat cela m'a pris plus de temps pour payer que pour choisir les plaques, car il fallait que je compte 64 billets puis attendre que la caissière les recompte de son côté. Les habitants ont développé une certaine technique pour compter les billets et ont une très grande dextérité, je pense qu'ils sont les champions du monde pour cela. Ce fut plus simple ensuite pour payer les deux nuits dans la "conférence room" de l'hôtel (24 euros) car les billets étant rangés par liasses de 100, j'ai du juste donner deux liasses et compter 40 billets. De son côté, l'hôtel était équipé d'une machine pour compter les billets à une vitesse fulgurante.

[EN]
Uzbekistan is a beautiful country, but with an important constraint for cyclists: every 3 days maximum, you have to sleep in a hotel to be registered, which is sometimes difficult because of the distance between cities. From Samarkand to Bukahra it was 270 kilometers. After Bukhara, the next town was 380 kilometers away, which is more difficult. 380 kilometers to be made in 3 days, an average of 127 km per day, by the A380 road in the name of a European airliner, big commercial failure, in a country in which the game of chess is very popular. (failure and chess transslate in a same word “échec” in french). A coincidence ? I did not fail in this attempt. Shortly after takeoff in Bukhara, I first suffered severe turbulence for 100 kilometers because of a road in very bad condition. Then it improved with a brand new road. I crossed the Kizilkum desert observing many ground squirrels and their predators: foxes, two large raptors (probably golden eagles), a snake, and on a two-kilometer long band a strange plant of the form of a mini-tree, but the stem hard and hollow, seeming straight out of prehistory and which no one could tell me the name, some locals even claiming that there was not that in their country . I landed at To'rtku'l by night after 3 days, but no hotel was allowed to register a stranger. They were even forbidden to shelter me. One hotel still let me sleep without declaring myself and asking me to leave very early the next day through the back door. Then, I was in an irregular situation, because I was not registered for 4 days, and a little disturbed, wondering if I would accept to pay a heavy fine when leaving the country while I was cycling, and what it would happen if I refused. The next day, rather than continue on my way to the next city that was 180 kilometers away, which would have made an extra night without registration, I made a big left turn to go to Khiva, a city 80 kilometers away, wich i had already heard positive things. I found Cléo and Mona, two Swiss girls already met in Samarkand. In Uzbekistan, travelers' roads often cross again, due to registration requirements, lack of choice for cheap accommodation, unmissable tourist cities and the long form of the country. Regularly, I was already known when I arrived in a new city. "Ah, it's you the French cyclist who has been traveling for 4 years doing a math website, I heard about you in such a city, nice to meet you!" After Khiva, a city with a very typical, pretty and interesting historical center I joined Nukus where I found two French travelers: Reynald, already met in Khiva, and Patrice, already met in Tashkent then Samarkand. In this big city, I had to post a mail and postcards and withdraw money. I could not find a post office, there were only offices to make phone calls and send telegrams, those little coded messages that I thought would never be buried in history - even the prehistory of communications. At the time it was necessary to look for the "air service" of the airport and I gave up. I had less trouble withdrawing money, which is done in two steps: first withdraw a $ 100 bill and then change it at the counter later for 800,000 sums, the local currency. Did they give me 8 100,000 bills? No. 80 of 10,000? No, do not dream. The lady at the ticket office exchanged my $ 100 banknotes for 800 1000-sums banknotes, each worth 10 euro cents. Uzbekistan does not use large denominations, the biggest banknotes I had in my hands in a month is 10,000 sums (one euro). Paying with so many small notes is a hassle, so to pay 8 chocolate plates it took me longer than to choose the plates, because I had to count 64 banknotes and then wait for the cashier to recount on his side. The locals have developed a certain technique to count the banknotes and have a great dexterity, I think they are the world champions. It was easier to pay both nights in the "conference room" of the hotel (24 euros) because the banknotes are arranged in bundles of 100, I just give two bundles and count 40 tickets. For its part, the hotel was equipped with a machine to count the banknotes at a blazing speed.

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Commentaires (cacher) :

De Daniele , il y a 5 jours :     Salut Florent, je viens rĂ©gulièrement sur ton blog voir si tu as postĂ© des nouvelles.....je te suis toujours avec plaisir mais aussi apprĂ©hension car j'ai le sentiment que tu te mets rĂ©gulièrement en danger lorsque tu te retrouves seul.Bonne continuation et bonnes fĂŞtes Ă  Roulans. Bisous du PĂ©rigord

De Nico , il y a 5 jours :     Coucou Flo ! J'ai bien reçu ta carte postale cela m'as fait super plaisir. Es-tu prĂŞt pour le changement climatique due Ă  ton retour...? Hihi Trop hâte que tu rentres, j'ai suivi tout tes articles et j'ai une tonne de question. Ecri moi deux trois jours avant d'arriver en France si tu peut. Bisous. SignĂ© ton petit frère toujours pas dĂ©garni Ă  29 piges...mdr Ps : les pistes de ski et les revanches au colon t'attendent ;-)

De Florent, il y a 5 jours :     Danièle : ça me fait plaisir que tu suives toujours :-) Très bonnes fĂŞtes Ă  vous aussi dans le PĂ©rigord, bisous.
Nico : Je me prépare mentalement au changement après une belle année au soleil. De ton côté prépare ta défaite aux colons. Je rentre le 20 décembre, à très bientôt bisous.



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